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La Belgique dirigera la mission de l'UE au Mali dès juillet


L'EUTM réunit des soldats européens originaires de 25 pays.

L'EUTM réunit des soldats européens originaires de 25 pays.

La Belgique succédera à l'Allemagne à partir du 1er juillet 2016 à la tête de la mission européenne de formation de l'armée malienne (EUTM) et portera le nombre de ses soldats au Mali de quelque 90 à 175, a annoncé vendredi le gouvernement belge.

"Sur proposition du ministre de la Défense, Steven Vandeput, le conseil des ministres a marqué son accord sur la prolongation de la participation à la mission d'entraînement européenne des forces armées maliennes EUTM Mali en 2016", selon un communiqué du gouvernement.

Aux 90 militaires belges assurant la protection des formateurs depuis mai 2014 viendront s'adjoindre à partir du 1er juillet 30 autres "pour reprendre le commandement de la mission" pendant un an et 55 pour "fournir des conseils et des formations aux forces armées maliennes dans leurs cantonnements" jusqu'à fin 2016, précise le communiqué.

L'EUTM réunit des soldats européens originaires de 25 pays. Elle doit permettre de remettre sur pied une armée malienne sous-entraînée et sous-équipée en apportant une expertise dans la préparation opérationnelle, le soutien logistique, le renseignement et la formation des unités combattantes sur le camp de Koulikoro (60 km au nord-est de Bamako).

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de groupes islamistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

La mission européenne avait été décidée juste après le début de l'intervention militaire lancée en janvier 2013 dans le nord du Mali, à l'initiative de la France, afin de lutter contre les groupes jihadistes.

Ces derniers ont rapidement été dispersés et partiellement chassés de la région mais des zones entières échappent encore au contrôle de Bamako.

Le renforcement de l'engagement de la Belgique au Mali devrait contribuer à soulager la France.

Au lendemain des attentats du 13 novembre, Paris avait fait appel pour la première fois à l'article 42.7 du traité de Lisbonne, qui prévoit l'assistance des autres membres de l'UE si l'un des 28 est victime d'une agression.

Avec AFP

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