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L'opposition ivoirienne rejette le référendum sur la Constitution


Le président Alassane Ouattara lors de sa prestation de serment, 3 novembre 2015.

Le président Alassane Ouattara lors de sa prestation de serment, 3 novembre 2015.

Vingt-trois partis d'opposition disent non au projet du référendum sur une nouvelle Constitution initié par le président Alassane Ouattara.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI), fondé par l'ancien président Laurent Gbagbo, compte parmi ces 23 partis qui ont adopté jeudi une déclaration commune rejetant l’initiative de chef de l’Etat ivoirien.

"Les signataires rejettent la procédure anti-démocratique, autoritaire et unilatérale du président pour la Nouvelle Constitution (... et) invitent le président à faire de preuve de sagesse en retirant purement et simplement le projet de référendum constitutionnel", selon le document signé lors d'une cérémonie à Abidjan.

La rédaction d'une nouvelle Constitution était l'une des promesses de campagne d'Alassane Ouattara, réélu pour un second et dernier mandat de cinq ans en octobre 2015. Ce dernier projette de présenter le nouveau texte en septembre-octobre.

De source proche de la présidence, outre la clarification de l'éligibilité et l'évacuation du concept d'"ivoirité" source de tension, la création d'un poste de vice-président et d'un Sénat, la suppression du poste de Premier ministre ou l'établissement de calendriers électoraux immuables, sont à l'étude.

Les opposants demandent la "convocation d'une assemblée constituante" et critiquent de nombreux autres choix. "La nomination d'un vice-président vise en réalité à lui (Ouattara) permettre de choisir son successeur ce qui traduirait une dévolution monarchique du pouvoir", disent-ils.

"La multiplication de nouvelles institutions, vice-présidence, Sénat, Chambre des rois, dans une période où le budget de l'Etat s'avère insuffisant pour faire face à l'amélioration du niveau de vie des populations est anachronique", estiment-ils.

Parmi les partis signataires figurent le FPI de Pascal Affi Nguessan, le Cojep de l'ex-chef des jeunes patriotes François Blé Goudé (actuellement emprisonné à La Haye), le Lider de Mamadou Koulibay l'ancien président de l'Assemblée nationale, l'URD de l'ancienne ministre Danielle Boni Claverie, le RPCI de Bamba Morifère ou encore le Nacip de "Sam l'Africain".

Avec AFP

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