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L'opposition burundaise demande la "démission immédiate" de la Céni


Agathon Rwasa dans sa voiture, 6 aout 2013

Agathon Rwasa dans sa voiture, 6 aout 2013

Les 18 partis d'opposition du Burundi ont unanimement exigé cette démission. Ils accusent la Commission électorale indépendante de "fraude massive" dans l'enregistrement des électeurs, menaçant de paralyser l'organisation des élections générales de 2015.

"Nous exigeons la démission immédiate et sans conditions de la Céni, discréditée et incapable de conduire un processus électoral digne de ce nom", a déclaré à la presse Agathon Rwasa, figure de l'opposition et chef historique de la principale ancienne rébellion burundaise, au nom de ces 18 partis.

L'opposition avait demandé le 10 décembre à la Céni d'annuler l'ensemble du processus d'inscription sur les listes électorales, dénonçant des "fraudes massives" attribuées au parti au pouvoir.

La Céni a annoncé au lendemain de la clôture des opérations, que 3,7 millions d'électeurs s'étaient inscrits, et s'est dit "très satisfaite" de leur déroulement, malgré les irrégularités dénoncées non seulement par l'opposition mais aussi par la société civile et les médias.

"Ces irrégularités sont le résultat d'une opération de fraude massive soigneusement organisée par le parti au pouvoir et la Céni", basée sur "une distribution massive de cartes d'identité irrégulières" aux partisans du pouvoir, a dénoncé M. Rwasa.

Des élections législatives sont prévues le 26 mai 2015. Le premier tour de la présidentielle est fixé quant à lui au 26 juin.

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