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L'ONU appelle la RDC à trouver "des solutions durables" pour les déplacés internes


Les personnes déplacées de la ville de Sake se réunissent au camp de Mugunga sur la route de Goma, en RDC, 23 Novembre 2012. (G. Joselow.VOA)

Les personnes déplacées de la ville de Sake se réunissent au camp de Mugunga sur la route de Goma, en RDC, 23 Novembre 2012. (G. Joselow.VOA)

Chalako Beyani, rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'Homme tire la sonnette d'alarme sur la situation de déplacés qui sont désormais dans la forêt après la fermeture de certains de leurs sites d'hébergement au Nord-Kivu.

L'ONU a demandé mardi aux autorités congolaises de trouver "des solutions durables" pour les populations déplacées dont les sites d'hébergement ont été vidés dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Avec des sites qui sont fermés notamment au Nord-Kivu, les déplacés internes habitent dans la forêt comme des animaux (...) J'ai plaidé auprès des autorités pour des solutions durables", a déclaré Chalako Beyani, Rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'Homme des déplacés, dans une interview à l'AFP, à la fin d'une visite de six jours.

"La raison principale de ma visite était de dire que tel ou tel site ne devrait pas être fermé", a ajouté M. Beyani.

Mi-avril, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) en RDC s'était préoccupé du "sort réservé à plus de 35.000 personnes forcées de fuir la zone de Mpati (...) à la suite d'affrontements" armés dans cette région méridionale de la province du Nord-Kivu.

Selon l'Ocha, la zone de Mpati regroupait sept sites accueillant plus de 45.000 personnes déplacées. Mais depuis le 27 mars, cinq de ces sites ont été vidés de leurs habitants et ces personnes ont été "empêchées par les forces en présence de retourner" dans les camps.

Pour les autorités, la persistance de ces camps, par lesquels transiteraient des armes, est une menace pour la sécurité fragile de la province.

M. Chalako a dit qu'à sa connaissance "les groupes armés n'habitent pas les sites des déplacés", invitant le gouvernement à partager l'information. Il a déclaré avoir fait "des propositions sur comment gérer ce problème".

Fin 2014, après avoir fermé manu militari un camp de déplacés abritant 2.300 personnes à Kiwanja (à une soixantaine de kilomètres au nord de Goma), les autorités provinciales avaient annoncé la fermeture à brève échéance de tous les autres camps de déplacés de la province.

En janvier, l'ONU, qui ne cesse d'appeler les autorités à agir "selon les règles humanitaires et internationales" avait déploré une nouvelle fermeture de camp, la qualifiant de "punition collective".

Avec AFP

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