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La Nazionale fait peau neuve


Les Italiens face au 11 finlandais dans une rencontre amicale (6 juin 2016)

La sélection italienne a rajeuni et le groupe choisi par Giampero Ventura pour affronter l'Albanie puis les Pays-Bas en amical affiche une moyenne d'âge ne dépassant pas 26,6 ans.

Considérablement rajeunie et forte d'éléments prometteurs à presque tous les postes, l'équipe d'Italie, qui affronte l'Albanie vendredi à Palerme en éliminatoires du Mondial-2018, est en pleine révolution générationnelle sous les ordres de Giampiero Ventura, son sélectionneur le plus âgé depuis plus de 40 ans.

"Affreux, sales, méchants et un peu vieux". C'est ainsi que la Gazzetta dello Sport présentait avant l'Euro les 23 Italiens sélectionnés par Antonio Conte, qui allaient déjouer tous les pronostics pour atteindre les quarts de finale l'été dernier en France.

De fait, le groupe avait alors une moyenne d'âge de 28,1 ans et le 11 aligné en phase de poules face à la Belgique battait tous les records d'expérience avec plus de 31 ans d'âge moyen.

Presque un an plus tard, l'Italie a rajeuni et le groupe choisi par Ventura pour affronter l'Albanie puis les Pays-Bas en amical affiche une moyenne d'âge redescendue à 26,6 ans.

"Ces jeunes devraient être le socle de la future Nazionale, expliquait en février Ventura qui, paradoxalement, est à 69 ans le deuxième sélectionneur le plus âgé de l'histoire de l'équipe d'Italie après Fulvio Bernardini au milieu des années 1970.

"Quand je parlais de lancer des jeunes, j'ai bien vu les regards perplexes. Mais je pense que maintenant tout le monde a compris que c'est la bonne route à suivre. Je me sens moins seul", a également lancé l'ancien entraîneur du Torino.

Donnarumma, à peine 18 ans et déjà gardien titulaire de l'AC Milan depuis un an et demi; Belotti, 23 ans et meilleur buteur de Serie A avec 22 buts; Rugani, 22 ans et déjà plus de 40 matches avec la Juventus; Gagliardini 22 ans et passé sans trembler cet hiver de la tranquille Atalanta Bergame à un poste de titulaire à l'Inter Milan: aucun de ces garçons n'était à l'Euro l'été dernier mais ils sont à coup sûr le futur et une possible colonne vertébrale de l'Italie à venir.

Le Zenit de St-Petersburg accueillera quelques matches du mondial 2018 en Russie.
Le Zenit de St-Petersburg accueillera quelques matches du mondial 2018 en Russie.

D'autres, moins connus, comme les latéraux Zappacosta (Torino) et Spinazzola (Atalanta) ou les attaquants Verdi (Bologne) et Petagna (Atalanta), sont passés par les stages que le sélectionneur organise pour les plus jeunes à Coverciano, le centre d'entraînement italien, pour "les habituer à porter le maillot bleu et à ce que l'équipe nationale soient pour eux la normalité".

"Nous sommes en train de semer. Si ça marche, nous allons retrouver rapidement un rôle important sur la scène internationale", assure Ventura.

Sous sa direction, l'Italie ne serait donc plus cette clique de vieux briscards barbus et retors, capable sur sa seule science tactique de faire déjouer de bien plus forts, comme la Belgique ou l'Espagne à l'Euro ?

Nous sommes en train de vivre un renouvellement de génération."

Attention, les cadres (Buffon, Bonucci, Barzagli, De Rossi...) sont encore là et l'héritage Conte n'a donc pas non plus été expédié aussi vite que ça.

Mais dans un "calcio" qui traditionnellement tarde à faire confiance à ses jeunes, la stratégie de Ventura est une vraie nouveauté, qui trouverait une première récompense avec une qualification pour le Mondial-2018 en Russie.

Buffon, antithèse absolue de cette opération rajeunissement avec ses 39 ans et 999 matches en pro, y croit mais regarde déjà plus loin.

"Nous sommes en train de sortir un groupe très large de jeunes qui ont la tête sur les épaules ainsi que le sens du collectif et des responsabilités. J'espère voir une sélection très forte immédiatement mais je pense surtout que de 2020 à 2028, nous aurons une des Nazionale les plus fortes des 20 dernières années", a pronostiqué le capitaine italien.

Avec AFP

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