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L’Iran et les 5+1 : six mois pour un accord global


Une vue du projet d'Arak, à 190 km au sud-ouest de Téhéran (15 janvier 2011)

Une vue du projet d'Arak, à 190 km au sud-ouest de Téhéran (15 janvier 2011)

Aux termes d’un accord intérimaire, l’Iran va geler une partie de ses activités nucléaires sensibles en échange d'une levée partielle des sanctions qui ont paralysé son économie.

Les pays du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et l’Iran se sont donné six mois, à partir du 20 janvier, pour conclure un accord final sur le programme nucléaire de Téhéran.

Aux termes d’un accord intérimaire, l’Iran va geler une partie de ses activités nucléaires sensibles en échange d'une levée partielle des sanctions qui ont paralysé son économie.

Quelques experts du nucléaire iranien, dont Joel Rubin de la fondation Ploughshares Fund, estiment que cette nouvelle phase sera beaucoup plus complexe et difficile que celle qui a abouti à l’accord intérimaire.

Le président iranien Hassan Rouhani

Le président iranien Hassan Rouhani



M. Rubin explique : "Les Occidentaux vont demander un nombre limité de centrifugeuses et une quantité limitée d’enrichissement, très vraisemblablement à un niveau fort modeste. On demandera, par exemple, que l’installation d’Arak transforme le plutonium d’une manière montrant clairement que ça ne servira qu’à des fins pacifiques. Il y aura des discussions sur les éventuelles dimensions militaires du programme nucléaire iranien. Elles ne seront pas faciles. De son côté, l’Iran va demander la levée des sanctions internationales.”

Accès sans précédent à des installations importantes en Iran

L’accord intérimaire permet à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique un accès sans précédent à des installations nucléaires importantes de l’Iran.
Son homologue Greg Thielmann de l’Association pour le contrôle des armements trouve que la confiance est une question « essentielle » de ce processus.

De nouvelles sanctions envisagées au Congrès. Obama contre.

En attendant, ici à Washington, les sénateurs américains envisagent de prendre des sanctions plus draconiennes encore contre Téhéran. Mais le président Barack Obama a promis d’user de son veto contre de tels projets. Pour les officiels américains, la prise d’autres sanctions plus dures encore contre l’Iran pourrait torpiller les négociations actuelles.
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