Liens d'accessibilité

L'ex-maire de Londres suspendu pour des propos sur Hitler


Membre Parti travailliste britannique, l’ancien maire de Londres Ken Livingstone arrive au siège du parti à Londres, la Grande-Bretagne, 13 mai 2015. epa/ FACUNDO ARRIZABALAGA

Membre Parti travailliste britannique, l’ancien maire de Londres Ken Livingstone arrive au siège du parti à Londres, la Grande-Bretagne, 13 mai 2015. epa/ FACUNDO ARRIZABALAGA

Le parti travailliste a suspendu Ken Livingstone, lui reprochant d’avoir dit qu'Hitler "soutenait le sionisme", en défendant une députée du Labour suspendue la veille pour des déclarations sur Israël.

"Ken Livingstone a été suspendu par le Parti travailliste dans l'attente d'une enquête, pour avoir nui au parti", a déclaré un porte-parole du Labour.

"Ses remarques étaient exagérées mais elle n'est pas antisémite", a déclaré Ken Livingstone jeudi sur la radio BBC Radio London, au sujet de Naz Shah, députée de Bradford West (nord), suspendue par son parti mercredi pour avoir posté en 2014 des commentaires jugés antisémites.

Avant qu'elle ne soit élue, Naz Shah avait partagé sur Facebook une image montrant l"État d'Israël incrusté sur une carte des États-Unis sous le titre: "Solution pour le conflit israélo-palestinien: relocalisez Israël aux États-Unis", suivi du commentaire: "problème résolu".

Elle avait également posté un commentaire avec le hashtag #IsraelApartheid disant: "n'oubliez jamais que tout ce que Hitler a fait en Allemagne était légal".

"Quand Hitler a gagné les élections en 1932 sa politique était que les Juifs devraient être déplacés vers Israël. Il soutenait le sionisme avant de devenir fou et de finir par tuer six millions de Juifs", a déclaré jeudi Ken Livingstone.

"Je suis au Labour depuis 40 ans et je n'ai jamais entendu quiconque dire quelque chose d'antisémite", a-t-il encore dit, alors qu'il a lui même déjà été épinglé pour avoir comparé un journaliste juif à "un gardien de camp de concentration".

John Mann, un autre député travailliste, a qualifié M. Livingstone d'"apologiste nazi" et a été également convoqué par son parti pour s'expliquer.

Des voix au sein du Labour s'inquiètent régulièrement d'une dérive antisémite de certaines figures de l'aile gauche du parti.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG