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Washington accuse l’EI de génocide dans les territoires qu’il contrôle


John Kerry lors de son annonce depuis le Département d'Etat, Washington, 17 mars 2016.

John Kerry lors de son annonce depuis le Département d'Etat, Washington, 17 mars 2016.

Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, dit avoir déterminé que les atrocités commises par le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie constituent un génocide.

Le Congrès américain avait donné à M. Kerry jusqu’au 17 mars pour une décision sur la définition des atrocités commises par l’organisation terroriste contre les chrétiens, yazidis et musulmans chiites dans les territoires sous son contrôle.

Le Département d’Etat précise qu’une obligation légale particulière ne résulterait pas nécessairement du fait de reconnaitre qu’il y a eu génocide ou des crimes contre l’humanité dans un autre pays. Le secrétaire d’Etat Colin Powell, pour rappel, avait parlé de génocide en 2004 en réaction aux meurtres et viols de masse au Darfour soudanais.

Toutefois, une telle conclusion aurait certaines implications politiques concernant les migrants, selon le député Jeff Fortenberry du Nébraska. Par exemple, a-t-il expliqué, une plus grande priorité pourrait être accordée à ceux qui font face à une grave menace d’extermination.

M. Fortenberry représente une circonscription où résident de nombreux yazidis, une communauté religieuse kurde qui a été la cible répétée, dans le nord de l’Irak, des exactions du groupe Etat islamique. Les djihadistes les considèrent comme des "mécréants".

Le parlementaire américain a dit à VOA : "Quand il y a tentative systématique d’exterminer un autre groupe, c’est non seulement une injustice, mais aussi un assaut contre la dignité humaine et par conséquent une menace à la civilisation-même".

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