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L'attaque de Nice est un acte criminel selon les autorités françaises


Le sous-préfet des Alpes-Maritimes Sébastien Humbert a qualifié d’"acte criminel" l’attaque à l’aide d’un camion qui a tué plusieurs dizaines de personnes jeudi soir à Nice, grande ville du Sud de la France.

Il a déclaré sur la chaîne d'information BFMTV qu’il y aurait "peut-être une centaine de blessés, mais le bilan est encore très incertain".

Le conducteur a foncé avec le camion sur la foule qui assistait au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais, un haut lieu touristique le long de la Méditerranée.

Présent sur les lieux lors du feu d'artifices, un journaliste de l'AFP a vu un camion blanc foncer à pleine vitesse dans la foule, suscitant un mouvement de panique et jetant des débris tout autour. "C'était le chaos absolu" dans ces lieux situés au cœur touristique de la grande ville de la Côte d'Azur, a-t-il décrit.

"Nous avons vu des gens touchés et des débris voler partout", a-t-il encore raconté, ajoutant avoir entendu "des gens crier". "J'ai dû me protéger le visage des débris qui volaient", a-t-il précisé.

Le camion "a foncé sur la foule sur une longue distance, le long de la Promenade (des Anglais), ce qui explique ce bilan extrêmement lourd", a précisé le sous-préfet : "Il y a eu des coups de feu et le chauffeur a été abattu".

Moins d'une heure après les faits, la préfecture des Alpes-Maritimes a évoqué un attentat, et demandé à la population de rester cloîtrée chez elle. Un important dispositif de sécurité a été délimité dans le centre de Nice, où de nombreuses ambulances, des membres des forces de l'ordre et des militaires se sont déployés.

A proximité de la Promenade des Anglais totalement bouclée, la place Masséna, en plein centre de la ville, était elle aussi complètement inaccessible jeudi peu avant minuit, selon un autre correspondant de l'AFP sur place.

Un PC sécurité a été installé dans le Palais de la Méditerranée, mais il était lui aussi totalement bouclé.

En déplacement à Avignon dans la soirée, le président de la République François Hollande annoncé à minuit qu'il rentrait à Paris et se rendait directement à la cellule de crise activée place Beauvau.

Ce nouvel attentat intervient dans un contexte de menace terroriste très élevée, en particulier dans les pays, comme la France, intervenant en Syrie contre le groupe jihadiste Etat islamique. Il survient moins de deux semaines avant la fin programmée, le 26 juillet, de l'état d'urgence.

Il est a priori le plus important commis en Europe depuis les attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Paris et 32 morts le 22 mars 2016 à Bruxelles, commis par le même réseau du groupe Etat islamique, dont une quinzaine de jihadistes sont morts, la plupart en kamikazes. Une vingtaine de membres ou complices présumés sont derrière les barreaux en France et surtout en Belgique.

La France avait déjà basculé dans l'ère de la violence jihadiste les 7, 8 et 9 janvier 2015 lors des attentats contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives.

Avec AFP

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