Liens d'accessibilité

L'Atletico donne une leçon de réalisme à Leverkusen


Kevin Gameiro d'Atletico regrette après avoir perdu le ballon devant le but lors d'un match de football de la Ligue des Champions entre Atletico Madrid et PSV Eindhoven au stade Vicente Calderon de Madrid, Espagne, 23 novembre 2016.

Kevin Gameiro d'Atletico regrette après avoir perdu le ballon devant le but lors d'un match de football de la Ligue des Champions entre Atletico Madrid et PSV Eindhoven au stade Vicente Calderon de Madrid, Espagne, 23 novembre 2016.

L'Atletico Madrid a quasiment assuré son qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions mardi, en allant s'imposer 4 à 2 sur la pelouse du Bayer Leverkusen, sous l'impulsion du redoutable duo français Griezmann-Gameiro.

Les Madrilènes, plus précis et plus incisifs, ont fait preuve d'une efficacité chirurgicale. Mais les Allemands n'ont jamais abdiqué, réduisant deux fois le score par Bellarabi puis Savic contre son camp. Une façon de sauver la face, ou même de se garder une minuscule lueur d'espoir pour le match retour.

"Dans ce genre de match, avait mis en garde Simeone, l'intensité est une clé, plus que la possession ou les détails de la stratégie. Le talent est important, mais le coeur et la passion tiennent plus de place dans le football".

De l'intensité? De la passion? Les "Colchoneros" en avaient apporté plein leurs valises en Allemagne, pour contrer celles des locaux. Mais la "2G" Griezmann/Gameiro en attaque s'est chargée en plus de montrer que le talent n'était pas inutile.

Saul Niguez n'en a pas manqué non plus d'ailleurs, pour ouvrir le score pour l'Atletico (1-0, 17e) sur un exploit individuel, une percée dans la défense et une frappe enroulée du gauche depuis le coin droit de la surface, pour placer le cuir dans la lucarne opposée.

Quelques minutes plus tard, la "2G" entrait en action: Gameiro s'échappait sur un contre, mystifiait le défense centrale du Bayer et servait Griezmann sur un plateau (2-0, 25e).

Les deux larrons allaient ensuite être de tous les bons coups, et de plus au plus, alors que le Bayer prenait des risques pour tenter de revenir au score.

Leurs incursions auraient pu alourdir la facture, comme lorsque Griezmann a échoué face au gardien sur un centre de Gameiro (34e), ou Gameiro frappé la barre (50e).

C'est sur une nouvelle percée que Gameiro a obtenu un penalty, qu'il s'est chargé de transformer lui-même (3-1, 59e).

Mais Leverkusen a tenu à montrer que sa place en 8e de Ligue des champions n'était pas usurpée. C'est d'abord Bellarabi, sur un centre du latéral Benjamin Heinrichs, qui ramenait les siens à 2-1 (48e), avant que Savic, sous la pression de "Chicharito" Hernandez, ne marque contre son camp (3-2, 68e).

A la toute fin du match, Fernando Torres, entré en jeu à la 78e minute, portait pourtant ce qui ressemble à un coup de grâce d'une tête imparable (4-2, 86e).

L'Atletico, cette fois, ne devrait donc pas avoir besoin des tirs aux buts pour éliminer Leverkusen. En 2015, en 8e de finale également, l'Atletico s'était imposé à Madrid 3 tirs au but à 2 après que les deux équipes eurent gagné leur match à domicile 1 à 0.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG