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L'armée russe annonce le déminage "complet" du site antique de Palmyre


Vendredi sanglant en Syrie

Vendredi sanglant en Syrie

L'armée russe a annoncé avoir achevé le déminage du site antique de Palmyre, repris fin mars par l'armée syrienne aux combattants de l'organisation de l'Etat islamique qui l'avaient parsemé de mines et d'explosifs.

"Aujourd'hui, la mission de déminage de la partie historique de Palmyre a été entièrement terminée", a déclaré le général Iouri Stavitski, le commandant du génie militaire russe, au cours d'une vidéo-conférence avec le président Vladimir Poutine retransmise par la télévision russe.

"Les unités du génie procèdent désormais au déminage des quartiers d'habitation de la ville de Palmyre et de l'aéroport", a poursuivi l'officier.

"En ce moment, 98 soldats participent au déminage”, a encore dit le général Stavitski, précisant que "367 bâtiments, 40 hectares et 9,5 kilomètres de route ont été vérifiés".

Arrivés début avril à Palmyre, les démineurs russes ont "désamorcé 1.432 engins explosifs" dans cette ville antique de la province de Homs (centre).

"Il reste encore 560 hectares de la ville à déminer", a souligné le général russe.

Après avoir pris le contrôle de Palmyre en mai 2015, l'EI y avait posé 4.500 bombes artisanales reliées par des téléphones portables à la centrale téléphonique, selon le gouverneur de la ville.

D'après le bureau du gouverneur de la région de Homs, la partie moderne de Palmyre a été détruite à près de 45%. La cité antique, classée au patrimoine mondial de l'Humanité, a également subi de nombreux dommages : jusqu'à 70% des ruines ont été détériorées, estiment les experts.

La population de Palmyre était évaluée à entre 50.000 et 70.000 personnes avant le début du conflit en Syrie en 2011, et à 15.000 pendant la présence de l'EI dans cette ville.

Palmyre a été reprise le 27 mars par le régime de Damas appuyé par l'aviation russe.

L'armée russe a en outre reconnu la mort d'un de ses soldats au sol à Palmyre, expliquant qu'il avait demandé que sa position soit bombardée car il était encerclé par des combattants jihadistes.

Critiquée au départ par les Occidentaux pour son intervention en Syrie, la Russie capitalise sur la reprise de Palmyre, une victoire symbolique de taille pour les Russes, engagés depuis septembre 2015 dans le conflit syrien.


Avec AFP

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