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Washington menace d'une action unilatérale en cas d'échec en Syrie

  • VOA Afrique

L'ambassadrice américaine aux Nations unis Nikki Haley lors de la réunion à New York City, le 5 avril 2017.

Les Etats-Unis prendront des mesures unilatérales en Syrie si l'ONU ne parvient pas à répondre à l'attaque chimique présumée qui a fait 72 morts, dont 20 enfants, a prévenu mercredi l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

"Combien d'enfants devront encore mourir avant que la Russie ne s'en soucie ?", a lancé Mme Haley lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur l'attaque contre Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

"Si la Russie a l'influence qu'elle prétend avoir en Syrie, il faut qu'elle s'en serve", a tonné la représentante américaine en brandissant devant le Conseil de sécurité ce qu'elle a présenté comme étant deux photos de victimes de l'attaque chimique présumée.

Elle a encore demandé à Moscou de "mettre un terme à ces actes atroces".

"Regardez ces photos", a imploré Mme Haley.

Nikki Haley a ainsi déclaré que "quand les Nations unies échouent constamment dans leur mission d'action collective, il y a des moments dans la vie des Etats où nous sommes obligés d'agir nous-mêmes" selon notre correspondante à l'ONU.

Donald Trump a également réagi mercredi. Il a dénoncé une attaque "horrible, épouvantable" au lendemain de l'attaque chimique présumée ayant fait 72 morts dont 20 enfants.

En commençant sa conférence de presse avec le roi Abdallah II de Jordanie, Donald Trump a dénoncé une "attaque chimique atroce" contre des "gens innocents, des femmes, des petites enfants et même de beaux petits bébés". "Leur mort fut un affront à l'humanité. Ces actes odieux par le régime Assad ne peuvent pas être tolérés", a martelé le président américain.

Le Conseil de sécurité de l'ONU était réuni mercredi en urgence pour débattre de cette attaque chimique présumée ayant fait 72 morts la veille en Syrie.

Mais la Russie a jugé "inacceptable" en l'état le projet de résolution présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni condamnant cette attaque, une nouvelle illustration des divisions entre Occidentaux et Moscou sur le dossier syrien.

L'ambassadeur adjoint pour la Russie, Vladimir Safronkov, a jugé que la résolution avait été préparée à la hâte et n'était pas utile, mais il a accepté une éventuelle "enquête objective".

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