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L'Allemagne fait un pas vers plus d'égalité salariale hommes-femmes


La chancelière allemande Angela Merkel et l’équipe féminine internationale de football du projet "Discover Football", à la chancellerie à Berlin, en Allemagne, le 1er Septembre 2016. REUTERS / Hannibal Hanschke - RTX2NT1K

La chancelière allemande Angela Merkel et l’équipe féminine internationale de football du projet "Discover Football", à la chancellerie à Berlin, en Allemagne, le 1er Septembre 2016. REUTERS / Hannibal Hanschke - RTX2NT1K

La coalition au pouvoir en Allemagne a décidé jeudi de présenter un projet de loi forçant les entreprises de plus de 500 salariés à respecter l'égalité salariale entre hommes et femmes.

"C'est un grand pas en avant" pour les 14 millions de salariés concernés, a estimé à la presse le patron des députés sociaux-démocrates, Thomas Oppermann, en annonçant l'accord de principe entre les deux partis politiques formant la coalition au gouvernement, la CDU et le SPD.

Les entreprises de plus de 500 salariés devront mettre en place progressivement l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes tandis que celles de plus de 200 salariés devront introduire un droit à l'information sur les différences salariales dans leur entreprise.

Les entreprises de moins de 200 salariés ne seront pas concernées par le projet de loi.

Le différentiel brut de salaire entre hommes et femmes atteignait 21% l'an dernier en Allemagne, selon l'Office fédéral des statistiques, contre 23% il y a dix ans.

Environ deux tiers de l'écart sont imputables à des différences structurelles : les femmes allemandes sont plus souvent employées dans des secteurs et à des postes qui paient moins, et plus souvent à temps partiel.

Le taux d'activité des femmes en Allemagne, longtemps à la traîne du fait de la prévalence de modèles familiaux traditionnels à l'Ouest et de structures de garde insuffisantes pour les petits, a beaucoup augmenté ces dernières années. Mais pour beaucoup de mères de famille le travail à temps partiel reste la norme.

Le dernier tiers de ce différentiel, soit un écart de 7%, résulte de la différence entre hommes et femmes à qualification et poste équivalents, une discrimination connue sous le nom de "gender pay gap".

Avec AFP

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