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L'Afrique du Sud et le Kenya veulent assouplir leurs frontières


Des militants du Congrès national africain chantent un slogan lors de la campagne du président Jacob Zuma dans un quartier de Pretoria, Afrique du sud, le 5 juillet 2016.

Des militants du Congrès national africain chantent un slogan lors de la campagne du président Jacob Zuma dans un quartier de Pretoria, Afrique du sud, le 5 juillet 2016.

Les deux pays veulent faciliter les échanges en matière commerciale et migratoir pour renforcer leurs échanges au sein du continent africain.

Dans le cadre d'une visite officielle au Kenya, la première d'un chef d'Etat sud-africain, le président Jacob Zuma a expliqué que cette initiative visait à "assouplir les frontières sur le continent afin d'y faciliter les échanges entre pays", en accord avec le programme établi par l'Union Africaine (UA).

Dans un communiqué conjoint, M. Zuma et le président kényan Uhuru Kenyatta ont souligné qu'il existait "un potentiel immense et inexploité" de renforcement des relations commerciales entre les deux pays, en termes de volume et de valeur.

"Les présidents sont tombés d'accord pour lever progressivement toutes les barrières commerciales entre les deux pays", ajoute le communiqué.

Le président Kenyatta a notamment évoqué les taxes élevées sur les exportations de thé du Kenya - un des premiers producteurs mondiaux de thé - de même que les restrictions sur d'autres produits.

Pour sa part, le président sud-africain a relevé que "sans échanges internes, nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvons pas nous développer en tant que continent. Tous les autres (...) continents sont capables de prospérer parce qu'ils ont des échanges faciles de biens et de personnes".

Les deux présidents ont également fait part de leur volonté de faciliter les voyages entre leurs deux pays. M. Zuma a accepté d'accélérer le projet de réduction du prix des visas et de suppression des visas de transit.

Selon une étude de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, le commerce interne à l'Afrique représente 14% des échanges et le commerce entre pays africains et le reste du monde représente 86% des échanges.

MM. Zuma et Kenyatta ont également décidé d'augmenter leurs échanges en matière de renseignement dans la lutte contre le terrorisme et de travailler ensemble pour stabiliser les pays où se développe le terrorisme en raison notamment de la fragilité de ses institutions, comme la Somalie.

Avec AFP

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