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Kobané: Obama étudie ses options


Le président Barack Obama au Pentagone mercredi, pour étudier ses options, face à l'avancée des djihadistes de l'Etat islamique contre Kobané

Le président Barack Obama au Pentagone mercredi, pour étudier ses options, face à l'avancée des djihadistes de l'Etat islamique contre Kobané

En l’absence de partenaires sur le terrain, l’administration Obama ne voit pas de réelle possibilité de vaincre les extrémistes, infiltrés dans les zones urbaines où ils sont difficiles à cibler.

Le président Barack Obama a effectué mercredi une rare visite au Pentagone, pour discuter de la crise en Irak et en Syrie.

Malgré les frappes aériennes des alliés contre l'Etat islamique (EI), sous direction des Etats-Unis, les djihadistes continuent de gagner du terrain. Ils occupaient jeudi plus d'un tiers de Kobané, la ville kurde syrienne à la frontière avec la Turquie.

M. Obama a demandé aux responsables militaires si sa politique « de dégrader et de détruire les extrémistes à l'aide de frappes aériennes » fonctionne. « Nos frappes continuent, aux côtés de nos partenaires. Cela reste une mission difficile. Comme je l'ai dit dès le début, le problème ne sera pas résolu du jour au lendemain », a dit le président.

Grâce aux frappes aériennes des Etats-Unis et de leurs alliés, des couloirs de sécurité ont pu être ouverts pour les réfugiés encerclés par les militants, le siège du barrage de Mossoul en Irak a été levé, et les raffineries de pétrole qui fournissaient des revenus aux djihadistes ont été détruites.

Mais en l’absence de partenaires sur le terrain, l’administration Obama ne voit pas de réelle possibilité de vaincre les extrémistes, infiltrés dans les zones urbaines où ils sont difficiles à cibler.

Selon le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, « les frappes aériennes à elles seules ne vont pas le faire, ne vont pas résoudre ce problème, et ne vont pas sauver la ville de Kobané. Nous le savons et nous l’avons dit, et répété ».

Tout au long de la crise, le président Obama a promis que les États-Unis ne déploieraient pas de troupes sur le terrain en Irak. Au lieu de cela, il a obtenu l’aval du Congrès pour déployer des instructeurs chargés de former les troupes de combat des pays arabes qui seront appelées à lutter en Irak et en Syrie. Le plan prévoit notamment la formation de membres de l'opposition syrienne modérée.

Lors de son déplacement au Pentagone, le président Obama a cherché à mieux comprendre ses options.

Les jihadistes du groupe État islamique (EI) occupaient jeudi plus d'un tiers de Kobané, après s'être emparés du siège des forces de sécurité kurdes.

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