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Kinshasa appelle ses partenaires étrangers à une "coopération positive"


La cour suprême de Kinshasa. (AP Photo/Jerome Delay)

La cour suprême de Kinshasa. (AP Photo/Jerome Delay)

Le gouvernement "souhaite que les institutions nationales continuent à recevoir de ses partenaires de la communauté internationale un appui plus utile, qui lui permette d'améliorer les prestations" de ses institutions.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a appelé jeudi à Kinshasa ses partenaires étrangers à faire preuve d'une "coopération positive", deux jours après que l'Union européenne (UE) s'est déclarée préoccupée par les "harcèlements" d'opposants dans le pays.

"La nécessité d'une coopération positive reste notre principale revendication de la part de nos partenaires" étrangers, a déclaré le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement Lambert Mende lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement "souhaite que les institutions nationales continuent à recevoir de ses partenaires de la communauté internationale un appui plus utile, qui lui permette d'améliorer les prestations" de ses institutions, a-t-il dit.

Le climat politique est très tendu en RDC alors que chaque jour qui passe rend un peu plus improbable la tenue de la présidentielle censée avoir lieu avant la fin l'année.

L'opposition soupçonne le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de vouloir demeurer à la tête du pays au terme de son mandat en décembre 2016, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Depuis des mois, l'ONU dénonce ce qu'elle qualifie de vague d'arrestations arbitraires d'opposants et autres militants de la société civile.

Mardi, la délégation de l'UE à Kinshasa a estimé que "le respect des droits de l'Homme et des libertés civiles (était) crucial afin de permettre des élections transparentes, apaisées et crédibles".

Dans ce court texte, l'UE dit également être "préoccupée" par les informations "faisant état d'actes de harcèlements et intimidations en nombre croissant visant des responsables politiques, des membres de la société civile et des médias".

Pour M. Mende, "il n'est pas juste de croire ou faire croire que les autorités congolaises sont moins préoccupées par les droits fondamentaux de leurs compatriotes que leurs partenaires".

Aux tensions politiques qui traversent le pays s'ajoutent des tensions sur les finances de l'État liées à la chute des prix des matières premières, qui comprime les recettes fiscales de la RDC, cinquième producteur mondial de cuivre.

Fin janvier, le gouvernement a indiqué que le manque à gagner pour l'État lié à cette baisse des cours était estimé à 1,3 milliard de dollars pour l'exercice en cours alors que le budget prévu de l'État pour 2016 s'élève à 9 milliards de dollars.

AFP

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