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Kinshasa a autorisé les manifestations du 19 septembre contre la CENI, selon l’opposition


Etienne Tshisekedi, salue la foule à Kinshasa, le 27 juillet 2017. (Top Congo)

Etienne Tshisekedi, salue la foule à Kinshasa, le 27 juillet 2017. (Top Congo)

Une délégation de la frange de l’opposition qui boycotte le dialogue nationale a déclaré, au terme d’une rencontre avec le gouverneur de la ville de Kinshasa, avoir reçu des garanties que la police n’empêchera pas les manifestations prévues lundi 19 septembre pour exiger la convocation de l’électorat en vue d‘une présidentielle avant la fin de l’année.

" Le gouverneur vient officiellement de nous signifier qu’il a pris acte… Il nous a garanti que la police va se comporter en bon citoyen et non en milice au profit de qui que ce soit. L’armée ne sera pas dehors", a déclaré Joseph Olenghankoy au sortir de la rencontre avec le gouverneur de la capitale de la RDC.

L’opposition qui boycotte le dialogue en cours a lancé un appel à manifester devant tous les bureaux de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui devrait convoquer l’électorat ce mois de septembre pour que la présidentielle se tienne avant le 19 décembre.

Le respect des délais constitutionnels est impossible, selon la CENI qui tient à renouveler le fichier électoral et qui a déjà lancé les opérations d’enrôlement qui dureront 16 mois.

Réunie sous la direction d’Etienne Tshisekedi, dans une plate-forme denomée le Rassemblement, cette frange de l’opposition dans laquelle se retrouvent Moïse Katumbi et ses alliés, a également appelé la diaspora congolaise à manifester devant les ambassades de la RDC à l’étranger pour réclamer la tenue des élections dans les délais constitutionnels.

Malgré les garanties des autorités de Kinshasa pour des manifestations pacifiques, la police fait ces derniers jours une démonstration de force dans les grandes villes du pays. Des dizaines de véhicules anti-émeute circulent tout le long de la journée.

Jeudi et vendredi matin des cas d’arrestations ont été signalés.

Selon Geoges Kapiamba, défenseur des droits de l‘homme, une dizaine de jeunes ont été arrêtés alors qu’ils participaient à une réunion sur la défense de la Constitution.

Jeudi, Amnesty International a accusé Kinshasa de mener une répression systématique contre les opposants.

"Les autorités congolaises se servent des institutions publiques pour empêcher les personnes opposées au maintien au pouvoir du président Kabila de s'organiser et de s'exprimer", indique le rapport d’Amnesty.

A Goma, principale ville de l’est de la RDC, le gouverneur a, lui, prévenu qu’il n’autorisait aucune manifestation devant la CENI.

Entre-temps, une partie de l’opposition qui prend part au dialogue s’est entendu avec le pouvoir afin de tenir les élections couplées et de former un gouvernement d’union. Un accord dans ce sens devrait être signé avant la fin de la semaine.

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