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Kinshasa et l’ONU vont remettre à plat leurs relations lundi à Kinshasa


Martin Kobler, représentant spécial du sécretaire général de l'ONU et che de la mission des Nations Unies en RDC(Monusco)

Martin Kobler, représentant spécial du sécretaire général de l'ONU et che de la mission des Nations Unies en RDC(Monusco)

L'ONU et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) vont mener à partir de lundi à Kinshasa des discussions pour tenter d'améliorer leurs relations tendues, a indiqué vendredi un haut responsable onusien.

"Nous sommes d'accord pour mettre rapidement notre coopération sous le signe de la confiance", dans le but d'instaurer un "dialogue stratégique", a déclaré Martin Kobler, chef de la Monusco (Mission de l'ONU en RDC). "On ne peut pas continuer comme ça", a-t-il ajouté.

Les relations sont très tendues depuis plusieurs mois entre Kinshasa et la Monusco, qui ne participe pas à l'offensive gouvernementale contre les rebelles rwandais des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) dans l'est du pays. L'ONU reproche à Kinshasa d'avoir nommé pour mener cette offensive deux généraux coupables d'exactions.

Kinshasa et l'ONU s'opposent aussi sur l'avenir de la Monusco: le premier veut un départ rapide des Casques bleus alors que la deuxième insiste sur un retrait progressif.

M. Kobler, qui a rendu compte de sa mission jeudi au Conseil de sécurité, rentre à Kinshasa pour mener lundi ces discussions avec le ministre congolais des Affaires étrangères Raymond Tshibanda.

Des groupes de travail ont été constitués pour un ordre du jour très large, a expliqué M. Kobler. "Toutes les questions seront sur la table: les réductions d'effectifs (de la Monusco), le départ de la Monusco après une certaine période, la question de la reprise des opérations, que faire des deux généraux, les droits de l'homme...", a-t-il énuméré.

Selon des diplomates, l'ONU envisage de réduire de 2.000 les effectifs de la Monusco (près de 20.000 hommes) alors que Kinshasa réclame le retrait de 6.000 Casques bleus.

La séance de jeudi au Conseil avait donné lieu à un vif échange entre MM. Kobler et Tshibanda. Ce dernier avait affirmé que "le moment est venu (pour la RDC) d'assumer pleinement ses responsabilités quant à sa sécurité", demandant au Conseil de "respecter cette aspiration légitime".

M. Kobler s'est déclaré vendredi "très déçu" que le plan de campagne anti-FDLR "minutieusement préparé" en commun par les forces gouvernementales et la Monusco n'ait pas pu être appliqué, tout en estimant que Kinshasa s'en inspirait.

Il a évalué entre 1.400 et 2.000 le nombre de combattants des FDLR, dont 300 "jusqu'au-boutistes". En outre, 160 enfants-soldats enrôlés dans les rangs des rebelles rwandais ont pu être récupérés depuis le début de l'année.

VOA/AFP

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