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Le Soudan saisit le Conseil de sécurité contre le Sud-Soudan


Des images de fosses communes présumées fournies par Satellite Sentinal Project

Des images de fosses communes présumées fournies par Satellite Sentinal Project

L’armée de Khartoum y combat les rebelles Nouba, qui sont perçus comme des partisans du Sud-Soudan qui a proclamé son indépendance en juillet. Ces rebelles avaient soutenu le Sud pendant 21 ans dans sa guerre contre le Nord.

Le gouvernement de Khartoum a saisi le Conseil de sécurité de l’Onu d’une plainte contre le Sud-Soudan en rapport avec l’instabilité le long de la frontière commune. La plainte accuse le Sud-Soudan de soutenir les rebelles dans l’Etat nordiste du Sud-Kordofan.

L’armée de Khartoum y combat les rebelles Nouba, qui sont perçus comme des partisans du Sud-Soudan qui a proclamé son indépendance en juillet. Ces rebelles avaient soutenu le Sud pendant 21 ans dans sa guerre contre le Nord.

Deux groupes de défense des droits humains estiment que l’armée soudanaise a probablement commis des crimes de guerre au Sud-Kordofan. Amnesty International et Human Rights Watch disent détenir des preuves « d’une campagne de bombardements indiscriminés » menée par les forces soudanaises.

Des personnes rassemblées près des installations onusiennes après avoir fui les combats à Kadugli, chef-lieu du Sud-Kordofan, en juin 2011

Des personnes rassemblées près des installations onusiennes après avoir fui les combats à Kadugli, chef-lieu du Sud-Kordofan, en juin 2011

Des chercheurs des deux organisations disent avoir assisté à des bombardements presque quotidiens lors d’une visite dans les Monts Nouba en début de mois. Des victimes et des témoins affirment qu’il n’y a pas de cible militaire près des lieux bombardés, rapportent les deux ONG.

Amnesty et Human Rights Watch disent avoir documenté des bombardements contre les villes de Kauda, Delami et Kurchi, qui ont fait au moins 26 morts et 45 blessés.

L’ONU avait précédemment indiqué avoir reçu des informations de massacres indiscriminés, de pillage à grande échelle et de déplacement massif de populations dans le Sud-Kordofan. Elle avait imputé la responsabilité de la plupart de ces actes de violence à l’armée et la police soudanaises ainsi qu’à leurs milices alliées.

La semaine dernière, le président soudanais Omar Al-Béchir a déclaré une trêve unilatérale de deux semaines dans le Sud-Kordofan.

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