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Kerry annonce un soutien américain pour l'aide aux réfugiés en Grèce


Le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry à Athènes, 4 décembre 2015.

Le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry à Athènes, 4 décembre 2015.

Le secrétaire d'Etat américaina a salué à Athènes la manière dont le gouvernement Tsipras aborde les réformes économiques, tout en annonçant une aide de 24 millions de dollars pour soutenir le HCR dans la crise des réfugiés.

M. Kerry passe la journée à Athènes dans le cadre d'une tournée qui l'a amené aussi à Chypre, en Serbie et au Kosovo.

"Je vous remercie d'abord pour (notre) excellent partenariat sur un certain nombre de problèmes de sécurité", a affirmé M. Kerry en rencontrant le Premier ministre grec Alexis Tsipras", "saluant un étroit travail en commun" en ce domaine.

"J'apprécie votre approche des efforts en matière de réformes économiques, ce n'est pas facile", a assuré le secrétaire d'Etat américain", remarquant aussi au passage que la Grèce "doit faire face au défi de la migration" de centaines de milliers de personnes transitant par son sol pour rejoindre l'Europe du Nord.

Le gouvernement Tsipras, parvenu au pouvoir en janvier sur l'espoir de voir la fin des plans d'aide au pays, assortis de réformes socialement difficiles, a finalement dû accepter à son tour d'en signer un avec les créanciers de la Grèce, UE et FMI, en juillet, à hauteur de 86 milliards d'euros, au risque d'encourir le mécontentement de ses concitoyens.

Un peu plus tard devant le ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, M. Kerry a assuré que les Etats-Unis "ont été fiers de soutenir la Grèce vers sa reprise économique, qui a demandé des choix politiques ardus et des sacrifices difficiles de la part des Grecs".

"Il reste du travail à accomplir dans les mois à venir, mais je suis sûr que les dirigeants de la Grèce continueront à mettre en place les réformes nécessaires (...), un effort pour lequel vous pouvez compter sur le solide soutien de l'Amérique", a-t-il dit.

La Grèce, dans une situation économique très difficile, a dû en outre faire face à l'arrivée sur ses côtes depuis le début de l'année de plus de 700.000 migrants, soit plus de 80% de ceux qui sont entrés en Europe en passant par la Méditerranée.

A ce sujet, M. Kerry, relevant que les Etats-Unis ont déjà apporté "plus de 4,5 milliards de dollars en aide humanitaire depuis le début de la guerre civile en Syrie", a annoncé devant son homologue Nikos Kotzias qu'ils allaient verser aussi "24 millions de dollars supplémentaires d'aide" au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

Cette aide permettra au HCR d'accueillir, héberger et nourrir des migrants à leur arrivée en Grèce, puis dans les Balkans et le reste de l'Europe.

M. Kerry, qui avait peu avant visité à Athènes un centre d'aide aux femmes migrantes et réfugiées, a considéré que la crise des migrants "n'était pas seulement une crise grecque, une crise européenne ou même une crise du Moyen-Orient, mais une crise mondiale dont nous devons tous partager la responsabilité".

"La vraie solution à la crise des réfugiés en Europe est de mettre fin le plus vite possible au conflit en Syrie", a relevé le secrétaire d'Etat.

"C'est pourquoi nous intensifions l'effort de la Coalition pour battre Daech, et pourquoi nous avons lancé une nouvelle initiative diplomatique pour obtenir un cessez-le-feu et une transition politique en Syrie. Nous avons connu un début prometteur à cet effort et nous continuerons fermement jusqu'à la réussite".

Avec AFP

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