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Kerry évoque des sanctions accrues contre Moscou


Le président Barack Obama prépare une série de mesures plus punitives au cas où la Russie ne cesserait pas de déstabiliser l’Ukraine, a dit John Kerry

Le président Barack Obama prépare une série de mesures plus punitives au cas où la Russie ne cesserait pas de déstabiliser l’Ukraine, a dit John Kerry

Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, accuse la Russie d’attiser les tendances séparatistes dans l’est de l’Ukraine pour justifier son intervention militaire. Moscou s’expose à des sanctions plus strictes dans les domaines bancaires, miniers et énergétiques s’il n’arrête pas de saper l’Ukraine, a averti le chef de la diplomatie américaine.

M. Kerry a fait savoir que le président Barack Obama prépare une série de mesures plus punitives au cas où la Russie ne cesse pas son implication claire et indiscutable dans la déstabilisation de l’est de l’Ukraine.

« Ainsi donc, la Russie a un choix: œuvrer avec la communauté internationale pour aider à bâtir une Ukraine indépendante, qui soit un pont entre l’Est et l’Ouest et qui répondrait aux espoirs et aux attentes de tous les Ukrainiens, ou alors faire face à un grand isolement à cause son refus de voir que le monde n’est pas un jeu, sans mise », a dit M. Kerry.

Des séparatistes pro-russes dans le sud-est de l’Ukraine réclament des référendums du même genre que celui a permis le mois dernier, le rattachement de la Crimée à la Russie.
De l’avis du ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, ces régions dans le sud-est Ukrainien, devront être incluses dans les pourparlers, la semaine prochaine, avec les Etats-Unis, l’Union européenne et le gouvernement ukrainien.

Ce n’est pas une mince affaire que la Russie ait accepté prendre part à ces discussions, a expliqué le secrétaire d’Etat Kerry aux législateurs américain. Toutefois, Moscou doit, avant tout, désavouer les actions séparatistes en Ukraine, retirer ses troupes le long de la frontière et démontrer qu’il fera tout en vue d’une désescalade a souligné le chef de la diplomatie américaine.

Peu convaincu, le sénateur républicain Bob Corker a estimé que l’action de l’administration Obama vis-à-vis des Russes est contradictoire.

« Nous les fustigeons d’un côté, et de l’autre, nous échangeons des documents avec eux. Je suis confus quant à ce que notre politique est réellement », a fait valoir le sénateur Corker.

Réponse du secrétaire d’Etat Kerry : les Etats-Unis préfèrent une solution négociée, mais n’hésiteront pas utiliser ce qu’il a appelé « des outils du 21e siècle pour tenir la Russie responsable d’un comportement du 19e siècle. »

Pour le patron de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), Anders Fogh Rasmussen, une intervention de Moscou en Ukraine serait « une erreur historique » et va isoler d’avantage la Russie.

Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son côté, appelé les autorités intérimaires ukrainiennes à cesser ce qu’il qualifie « de préparatifs militaires » qui pourraient mener à une guerre civile dans le sud-est de l’Ukraine. Un concert de mises en garde qui montre que la crise ukrainienne est loin d’être résolue.
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