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Kerry demande une transition syrienne sans Bachar Al-Aassad


John Kerry

John Kerry

Un gouvernement de transition en Syrie n’incluerait pas le président actuel. C’est du moins l’avis du secrétaire d’Etat américain.

Le chef de la diplomatie américaine, qui s’exprimait jeudi à Rome, après des entretiens avec son homologues syrien Nasser Judeh, a expliqué que l’objectif recherché pour la Syrie est de parvenir à une solution politique acceptée par le gouvernement syrien tout comme les adversaires du président Assad.

"Le ministre jordanien des Affaires étrangères travaillera avec nous, ainsi qu’il l’a fait par le passé, en vue d’amener toutes les parties à la table des négociations afin que nous puissions voir installé, par consentement des deux parties, un gouvernement intérimaire ; ce qui signifie clairement à notre avis, que le président Assad n’en fera pas partie", a expliqué John Kerry.

La principale coalition de l’opposition syrienne n’a cessé de poser comme condition de l’amorce d’un processus de paix le départ du pouvoir de Bashar Al-Assad et de ses principaux responsables de la sécurité.

En début de semaine, le secrétaire d’Etat John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov ont fait part leur espoir d’organiser une conférence internationale vers la fin du moins pour lancer les pourparlers inter-syriens. Ils ont dit qu’ils espèrent persuader les deux camps à négocier sur la base d’un plan visant prévoyant la mise en place d’un gouvernement intérimaire suivie de l’organisation d’élections.

En attendant, des millions de réfugiés syriens tentent de refaire leur vie dans divers pays de la région, y compris l’Egypte. L’un d’eux, Wael Mustafa, a quitté la Syrie l’année dernière avec sa femme, ses enfants et ses vieux parents pour Beyrouth, et finalement Le Caire. Il travaille maintenant dans un restaurant situé en « Petite Syrie », une ville née dans le désert, près du Caire, et qui abrite 140 000 Syriens, pour la plupart, des gens opposés au régime du président Assad.

Wael Mustafa préfère éviter les questions au sujet du conflit syrien, qui en est maintenant à sa troisième année : "nul ne sait qui gagnera. Jusque-là, personne ne gagne. Tout le monde, tous les Syriens perdent", déplore ce Syrien réfugié en Egypte.

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