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Kenya : réouverture officielle de l'université de Garissa où 148 personnes avaient été tuées


Quelques étudiants devant l'université de Garissa

Quelques étudiants devant l'université de Garissa

L'université de Garissa, dans le nord-est du Kenya a rouvert officiellement ses portes lundi, mais les étudiants ne feront leur rentrée que la semaine prochaine.

La réouverture de l’université a eu lieu neuf mois après l’attaque terroriste un commando de militants islamistes somaliens shabaab qui a avait fait 148 morts.

La grande majorité du personnel a répondu présent pour cette pré-rentrée, et environ 60 étudiants devaient faire leur retour lundi prochain pour la rentrée effective, selon le directeur de l'université, Ahmed Osman Warfa.

L'université accueillait quelque 800 étudiants avant le massacre. Les conditions de sécurité ont été renforcées avec la construction d'un poste de police au sein même de l'institution, selon M. Warfa. Une clôture extérieure est également prévue.

"J'aurais aimé être armé et savoir utiliser une arme à feu cette nuit-là, je me serais battu avec les agresseurs et j'aurais au moins fait en sorte de sauver certains de mes étudiants", a déclaré le directeur avant la réouverture.

L'attaque sur l'université de Garissa, le 2 avril 2015, est la plus meurtrière jamais menée au Kenya par les shabaab, qui ont fait allégeance à Al-Qaïda. Sur les 148 victimes, 142 étaient des étudiants, la plupart exécutés de sang-froid.

Le Kenya est l'une des cibles privilégiées des shabaab depuis octobre 2011, date à laquelle Nairobi a commencé à fournir un contingent militaire à la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), qui compte environ 22.000 soldats.

Les shabaab sont également responsables de l'attaque menée contre le centre commercial Westgate à Nairobi en 2013 (67 morts), et ont massacré une centaine de personnes dans des raids contre des localités de la côte kényane en juin et juillet 2014.

Chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, les shabaab contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom.

Avec AFP

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