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Kenya : la CPI autorise l’utilisation des dépositions des témoins d’avant leur rétractation


William Ruto,vice-président Kenyan (AP Photo/Khalil Senosi)

William Ruto,vice-président Kenyan (AP Photo/Khalil Senosi)

Les juges, qui ont autorisé le recours aux dépositions de personnes qui se sont rétractées, indiquent que la décision "est dans l'intérêt de la justice".

La décision des juges répondaient en fait à une requête de la procureure qui était confrontée à des témoins se rétractant ou modifiant leur déposition en faveur des accusés.

La procureure avait demandé en avril l'autorisation d'utiliser des déclarations des témoins recueillies par son équipe avant que ceux-ci "ne succombent aux influences irrégulières".

Selon l'accusation, pas moins de 16 des 42 témoins ont cessé de coopérer, évoquant des menaces, des intimidations ou la peur de représailles.

"La chambre note la caractère systématique de l'interférence auprès de plusieurs témoins dans cette affaire, ce qui donne l'impression d'une tentative de viser méthodiquement des témoins", ont indiqué les juges dans leur décision.

"L'accusation n'affirme pas que les accusés sont impliqués dans les interférences alléguées, mais que ces actes ont été commis par d'autres dans leur intérêt", ont toutefois nuancé les juges.

William Ruto, premier haut dirigeant en fonction à être jugé par la CPI, est accusé d'avoir orchestré certaines des violences post-électorales ayant déchiré le Kenya fin 2007-début 2008 et ayant fait plus de 1.200 morts et 600.000 déplacés.

M. Ruto et son co-accusé, le présentateur de radio Joshua Arap Sang, nient toute responsabilité dans les violences, les pires de l'histoire post-coloniale du Kenya. Les deux hommes comparaissent libres.

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