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Kenya : une bonne part de la loi anti-terrorisme rejetée


Le président kenyan Uhuru Kenyatta

Le président kenyan Uhuru Kenyatta

La cour constitutionnelle s’est débarrassée des restrictions sur les médias, mais a conservé une disposition permettant aux autorités de détenir des personnes soupçonnées de terrorisme pour près d'un an, sans les inculper.

La cour a estimé que les restrictions de l'Etat sur les médias concernant les opérations de sécurité sont des entraves au droit à la libre expression qui violent la Constitution du Kenya. La loi aurait permis au gouvernement de sanctionner les médias accusés de diffusion des nouvelles susceptibles de provoquer des troubles à l’ordre public.

La cour a également annulé le plafond sur le nombre de réfugiés admis au Kenya.

Elle a cependant concédé que les autorités pourraient détenir un terroriste présumé pendant 360 jours, au lieu de 90, sans les juger.

Le gouvernement a dit qu'il pourrait faire appel des décisions qui ampute la loi approuvée lors d’une session parlementaire trouble en Décembre dernier.

Certains députés, qui s’opposaient à la législation au motif qu'elle violerait les droits civils des Kenyans, ont jeté des livres dans l'enceinte du parlement.

Le président kenyan Uhuru Kenyatta est sous pression pour adopter des mesures de sécurité plus sévères après plusieurs attaques terroristes, dont l'attaque d’un centre commercial de Nairobi en 2013 qui a fait 67 personnes.

(L’information reprise dans cet article provient de l’AFP).

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