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La commission d’enquête de l’IAAF salue de la volonté de témoigner de Kényans


Paul Tergat du Kenya poursuit l’Ethiopien Haile Gebreselassie sur la ligne d’arrivée de l’épreuve des 10.000 mètres aux Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta, le lundi 29 Juillet, 1996.

Paul Tergat du Kenya poursuit l’Ethiopien Haile Gebreselassie sur la ligne d’arrivée de l’épreuve des 10.000 mètres aux Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta, le lundi 29 Juillet, 1996.

Sharad Rao, nommé par la commission d'éthique de l'IAAF à la tête de l'enquête au Kenya, a révélé que beaucoup de personnes ont proposé d'apporter leur témoignage sur les allégations de dopage et de corruption au sein de l'athlétisme kényan.

Après seulement une journée de travail, M. Rao qui chapeaute cette commission d'enquête de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) au Kenya a indiqué qu'il était satisfait du soutien manifesté par nombre de personnes dans le pays.

"Il y a un énorme élan de bonne volonté, venant de la part de personnes qui se réjouissent de la création de cette enquête et qui se disent prêtes à venir avec des informations", a déclaré à l'AFP M. Rao.

"Avec ce niveau de coopération, je pense que mon boulot va s'en trouver facilité", explique M. Rao.

"Les allégations qui sont portées sont très sérieuses et justifient l'enquête", a-t-il ajouté.

M. Rao demande également aux lanceurs d'alerte de venir à lui, et aux officiels de fournir les informations.

"La coopération est vraiment nécessaire", souligne M. Rao. "La coopération et la volonté. Notamment celle des athlètes eux-mêmes à venir pour dire avec honnêteté ce qu'ils savent et ce qui s'est passé sans être vindicatifs à l'encontre d'aucun des trois responsables" précédemment nommés.

Le comité d'éthique de l'IAAF a annoncé lundi la suspension du président de la Fédération kényane d'athlétisme (AK) Isaiah Kiplagat, de son vice-président David Okeyo également membre du conseil de l'IAAF, le gouvernement de l'instance internationale, et de Joseph Kinyua, trésorier de l'AK. Les motifs avancés font frémir: il s'agit d'agir "dans l'intérêt de l'intégrité du sport".

La commission d'éthique fonde ses décisions sur deux soupçons: "subversion potentielle du processus de contrôle antidopage au Kenya et détournement potentiel de fonds reçus par l'AK de la part de Nike".

Avec AFP

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