Liens d'accessibilité

Kenya : l’aviation bombarde deux camps des Shabaab en Somalie


Un porte-parole militaire des Shababs fait une déclaration au sud de Mogadiscio, le 19 octobre 2011

Un porte-parole militaire des Shababs fait une déclaration au sud de Mogadiscio, le 19 octobre 2011

Le bombardement de deux camps en Somalie a eu lieu lundi au deuxième jour du deuil national décrété après le massacre à l'université de Garissa qui a fait 148 morts, dont 142 étudiants.

Le colonel David Obonyo, porte-parole de l'armée a confirmé que les deux camps visés, ont été détruits dans la région (méridionale) de Gedo, à la frontière du Kenya.

Mais acun bilan sur d'éventuelles pertes dans les rangs shabaab n’a été donné établi.

Ces deux cibles étaient déjà dans le collimateur de l'armée kényane avant le massacre du 2 avril à l'université de Garissa (est), revendiqué par les shabaab, a affrimé le colonel Obonyo.

Le bombardement de lundi entre dans le cadre "de l'engagement permanent contre les shabaab, qui va se poursuivre", à en croire le porte-parole de l’armée kenyanne.

Dans le même temps, les autorités kényanes ont promis une récompense d'environ 220.000 dollars pour la capture de celui qu'elles présentent comme le cerveau de l'attaque, Mohamed Mohamud, alias "Kuno", ex-professeur kényan d'une école coranique de Garissa, qui a rejoint il y a plusieurs années les islamistes somaliens.

Cinq suspects ont également été arrêtés depuis l'attaque de l'université.

L'armée kényane est entrée en octobre 2011 en Somalie pour combattre les shabaab qui ont multiplié depuis les attaques meurtrières au Kenya en représailles. Le contingent kényan a depuis intégré l'Amisom, la force de l'Union africaine déployée depuis 2007 en Somalie pour soutenir les fragiles autorités face aux islamistes.

Avant le massacre de Garissa, les shabaab avaient notamment revendiqué l'assaut contre Westgate, des raids dans la région côtière de Lamu en juin 2014 et les exécutions de sang-froid de 28 passagers d'un bus, puis de 36 employés d'une carrière, fin 2014 près de Mandera, dans l'extrême Nord-Est du Kenya.

Plus de 400 personnes ont été tuées au Kenya depuis la mi-2013 dans des attaques revendiquées par les shabaab ou qui leur ont été attribuées.

Ils ont à nouveau menacé samedi le Kenya d'une "longue et épouvantable guerre" et d'une "nouveau bain de sang", en l'accusant d'"oppression" contre l'importante minorité musulmane du pays et d'"occuper les terres musulmanes" de Somalie et des régions somali et de la côte du Kenya.

Voir les commentaires

XS
SM
MD
LG