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Aucun blessé après une fusillade dans un lycée au Kenya


Plusieurs inconnus armés ont ouvert le feu, sans faire de blessés, dans l'enceinte d'un lycée du comté de Wajir, dans le nord-est du Kenya, avant de prendre la fuite après des tirs de riposte de la police.

Les faits se sont déroulés vers 8h TU alors que plusieurs dizaines de lycéens passaient un examen d'histoire : plusieurs hommes armés ont pénétré dans le lycée et ont ouvert le feu.

"Les élèves ont couru dans tous les sens pour se mettre à l'abri quand des hommes armés ont pénétré dans l'établissement et ont ouvert le feu", a rapporté à l'AFP un responsable policier de Wajir sous couvert d'anonymat.

"Il y a eu des perturbations à l'école lorsque des hommes armés sont entrés dans l'école mais ils ont été repoussés et personne n'a été blessé", a confirmé le préfet de la région du Nord-Est, Mohamud Saleh.

Selon lui, six policiers étaient affectés à la sécurité du centre d'examen et ces derniers ont tiré en direction des assaillants qui ont pris la fuite.

Les élèves ont été invités à reprendre leur place et à terminer leur épreuve environ 30 minutes après l'incident.

On ignorait mardi soir l'identité des hommes armés.

Les islamistes radicaux somaliens shebab sont actifs dans cette région et l'irruption d'hommes en arme dans un lycée rappelle la tragique attaque de l'université de Garissa en avril 2015, lorsque quatre membres d'un commando shebab avaient abattu froidement 148 personnes, dont 142 étudiants.

Mais cette région du Kenya, à la frontière entre les comtés de Garissa et de Wajir, est aussi le théâtre de violences communautaires portant notamment sur la démarcation de la frontière entre les deux comtés.

"Nous sommes en train d'enquêter et nous avons renforcé la sécurité dans la zone", a assuré M. Saleh.

Fin octobre, le gouvernement kényan avait décrété un couvre-feu nocturne de deux mois dans une partie du comté voisin de Mandera, plus au nord, à la suite d'une attaque à l'explosif revendiquée par les rebelles somaliens shebab et qui avait fait 12 morts dans un hôtel.

Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab.

Affiliés à Al-Qaïda, les shebab ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale, et protégé par l'Amisom, la force de l'Union africaine.

Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 pour lutter contre les shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers, notamment ceux du centre commercial Westgate à Nairobi (septembre 2013 - 67 morts) et celui de l'université de Garissa.

Avec AFP

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