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Deux morts dans l'attaque d'un bus par des Shabaab dans l'est du Kenya


FILE - A Somali soldier stands guard next to the site where al-Shabab militants carried out a suicide attack against a military intelligence base in Mogadishu, June 21, 2015.

FILE - A Somali soldier stands guard next to the site where al-Shabab militants carried out a suicide attack against a military intelligence base in Mogadishu, June 21, 2015.

Deux personnes ont été tuées et six autres blessées dans l'attaque d'un bus qui faisait la liaison entre Mandera et Nairobi, a annoncé le ministre kényan de l'Intérieur.

L'attaque s'est produite à Elwak, à environ 150 km au sud de Mandera, à la frontière somalienne. Les agresseurs ont demandé à tous les passagers de quitter le bus. Ils ont voulu séparer les chrétiens des musulmans, mais ces derniers ont refusé.

Les Shabaab, affiliés à Al-Qaïda, ont mené plusieurs attaques en territoire kényan ces derniers mois, et ont souvent massacré les chrétiens et épargné les musulmans.

"Ces musulmans ont envoyé un message très important d'unité, disant que nous sommes tous kényans et que nous ne pouvons pas être séparés par l'Homme", a déclaré le ministre de l'Intérieur Joseph Nkaissery.

Les deux personnes tuées sont un passager du bus et celui d'un camion qui était aussi sur les lieux de l'attaque.

Le bus n'avait pas d'escorte policière, car la voiture de celle qui l'avait accompagné en début de parcours était tombée en panne.

M. Nkaissery s'exprimait après avoir visité le centre commercial Wesgate à Nairobi, siège d'une sanglante attaque menée par les shebab en septembre 2013 (67 morts), et qui a récemment rouvert ses portes.

Depuis cette date, plus de 400 personnes ont été tuées dans des attentats des shebab au Kenya. Une centaine de personnes ont été abattues en 2014 lors d'une série d'attaques contre des localités de la côte kényane, et 148 personnes ont été massacrées par un commando shebab à l'université de Garissa (est) en avril dernier.

Le Kenya est l'une des cibles privilégiées des shebab depuis octobre 2011, date à laquelle il a commencé à fournir un contingent militaire à la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, puis de leurs principaux bastions du centre et du sud somaliens, contrôlent toujours de larges zones rurales, d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - parfois jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom qui le soutient.

Avec AFP

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