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Kaboul voit une amélioration dans les discussions avec Islamabad


Des familles afghanes traversant la frontière pakistano-afghane à Turkham, le 30 janvier 2007.

Des familles afghanes traversant la frontière pakistano-afghane à Turkham, le 30 janvier 2007.

Le Pakistan accueillait une nouvelle session de pourparlers internationaux, espérant relancer le processus de paix entre Kaboul et les talibans afghans.

Ces pourparlers quadripartites lancés en janvier impliquent l'Afghanistan, le Pakistan, parrain historique des talibans, mais aussi la Chine et les Etats-Unis.

La nouvelle session intervient alors que les talibans ont intensifié ces derniers mois l'insurrection qu'ils ont lancée après avoir été chassés du pouvoir en Afghanistan en 2001, et annoncé une offensive de printemps marquée par un attentat particulièrement meurtrier en plein Kaboul fin avril.

Le gouvernement afghan, exaspéré, a de son côté exécuté récemment six condamnés liés aux talibans, exprimant ainsi sa frustration face au manque d'avancées vers la paix. L'Afghanistan accuse régulièrement le Pakistan de ne pas sincèrement soutenir le processus de paix en raison de ses liens avec les talibans.

Mais un responsable afghan s'est montré plus optimiste mercredi.

"Nous avons bon espoir cette fois-ci, après nos doléances envers le Pakistan qui n'amenait pas les talibans à la table des négociations", a assuré Mawlawi Shahzada Shahid, un responsable du Haut conseil pour la paix, l'organe gouvernemental chargé de négocier avec les insurgés.

"Les poids lourds des pourparlers, les Etats-Unis et la Chine, font pression sur le Pakistan", a-t-il souligné.

Il a ajouté qu'une visite au Pakistan en avril d'une délégation du bureau politique des talibans basé au Qatar avait relancé les espoirs.

"Le Pakistan les a (...) convaincus de revenir négocier, et je crois qu'il y aura des progrès et des avancées cette fois-ci", a-t-il assuré.

Une première session de pourparlers directs entre Kaboul et les insurgés islamistes organisée au Pakistan l'été dernier avait tourné court après l'annonce a posteriori de la mort du mollah Omar, fondateur du mouvement taliban.

Les insurgés font du retrait des quelques 13.000 militants étrangers toujours déployés en Afghanistan une condition préalable à la reprise des pourparlers.

Avec AFP

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