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La ministre de la Justice se défend face au Congrès dans l'affaire Clinton


Attorney General Congress

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Loretta Lynch a défendu sa décision de ne pas engager de poursuites pénales contre l'ancienne chef de la diplomatie Hillary Clinton dans l'affaire de sa messagerie privée.

"Le dossier a été traité comme n'importe quel autre", a insisté Loretta Lynch, qui avait été convoquée par les républicains de la commission de la Justice de la Chambre des représentants pour s'expliquer sur sa décision, vivement contestée par les conservateurs.

Le directeur du FBI, James Comey, a annoncé il y a une semaine qu'à l'issue d'un an d'enquête, la police fédérale recommandait aux procureurs de ne pas poursuivre Hillary Clinton, aujourd'hui candidate des démocrates à la présidentielle. Loretta Lynch a suivi cette recommandation le lendemain.

Elle a nié avoir été influencée par ses liens anciens avec l'ancien président Bill Clinton, qui la nomma à son premier poste de procureur fédéral en 1999, ou par une rencontre le 27 juin avec Bill Clinton sur le tarmac de l'aéroport de Phoenix.

"C'était une conversation à bord d'un avion, sur le tarmac. L'ancien président voulait dire bonjour, j'ai accepté de dire bonjour. C'était une conversation mondaine. Nous n'avons pas du tout parlé de l'enquête sur les e-mails, ni d'aucun autre dossier examiné au département de la Justice", a déclaré Loretta Lynch.

Les républicains du Congrès n'abandonnent toutefois pas l'affaire. Deux d'entre eux ont demandé lundi au ministère de la Justice d'ouvrir une enquête pour parjure contre Hillary Clinton, affirmant qu'elle avait fait de fausses déclarations au Congrès relativement à sa messagerie lors d'une audition parlementaire en octobre 2015.

Bien qu'il n'ait pas recommandé de poursuites, James Comey a en effet durement critiqué la "négligence extrême" d'Hillary Clinton dans la manipulation d'informations classifiées sur le serveur privé dont elle se servait pour communiquer lorsqu'elle était secrétaire d'Etat, de 2009 à 2013.

"Sa +négligence extrême+ signifie qu'on ne peut pas lui confier les secrets les plus sensibles du pays, si jamais elle était élue présidente", a accusé le républicain Bob Goodlatte, le président de la commission.

Mais les démocrates déplorent l'acharnement de la majorité, à moins de quatre mois de la présidentielle.

"Si certains de mes collègues ne sont pas encore convaincus, c'est qu'ils ne veulent pas l'être", a déclaré le démocrate John Conyers.

Avec AFP

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