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Mali : journée sans presse réussie


Un soldat malien demande aux journalistes de quitter l'endroit où a eu lieu une frappe de l'armée française, à Konna, 688 kms au nord de Bamako, le 26 jan. 2013

Un soldat malien demande aux journalistes de quitter l'endroit où a eu lieu une frappe de l'armée française, à Konna, 688 kms au nord de Bamako, le 26 jan. 2013

Le conseil de crise mise en place dans la cadre des journées sans presse se dit très satisfait de la première journée suivie à 95%.

Les journaux n'ont pas paru ce 12 mars au Mali, les stations de radio-télé sont, en grande majorité, muettes... c'est la première d'une série de journées sans presse dont l'objectif est de forcer les autorités à libérer le confrère Boukary Daou.

Le directeur de publication du journal "Le Républicain" a été arrêté dans la capitale malienne, la semaine dernière, après la parution d'une lettre ouverte d'un soldat contre les compensations accordées au chef de l'ex-junte militaire, le capitaine Amadou Haya Sanogo. On n'a pas eu de ses nouvelles jusqu'à présent.

Selon notre correspondant Kassim Traoré, le conseil de crise mise en place dans la cadre des journées sans presse se dit très satisfait de la première journée, car elle est a été suivie à 95%.

Boukary Daou (archives)

Boukary Daou (archives)


Seuls les médias d’Etat ont travaillé. Côté presse privée, à part les radios islamiques et Radio Liberté, toutes les radios sont fermées sans aucun programme, pas même de la musique.

Mahamane Hameye Cissé, directeur de publication du journal Le Scorpion et président du conseil de crise des journées sans presse au Mali en est satisfait.

Pour rappel, voici la déclaration publiée le 8 mars à Bamako par le président de la Maison de la Presse, Makan Koné:

"Suite à l’arrestation de notre confrère Boukary Daou, Directeur de Publication du journal Le Républicain, qui fait suite à une longue liste de harcèlements dont ont fait l’objet ces derniers temps les journalistes de la presse privée malienne, l’ensemble de la profession (Presse écrite, radio et audiovisuelle) s’insurge contre cette énième atteinte grave à la liberté de la presse au Mali.

Capitaine Amadou Sanogo, chef de l'ex-junte malienne

Capitaine Amadou Sanogo, chef de l'ex-junte malienne


L’instauration de l’état d’urgence, ou de tout autre état d’exception, ne saurait justifier en aucun cas ces tentatives manifestes d’intimidation.

L’ensemble de la presse exige donc la libération immédiate de Boukary Daou et le respect par les agents des services de sécurité de l’Etat des procédures nationales en la matière. Les journalistes sont soumis à une loi spécifique en République du Mali, et celle-ci leur garantit, entre autres, le libre exercice de leur profession, dont fait partie le droit à la protection de leurs sources."

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