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Journée mondiale de la liberté de la presse : entraves et dangers subsistent pour les journalistes


Le blogueur vietnamien Dieu Cay à gauche du président Obama à la maison Blanche

Le blogueur vietnamien Dieu Cay à gauche du président Obama à la maison Blanche

La Journée mondiale de la liberté de la presse est marquée ce dimanche, une célébration annuelle établie par les Nations Unies en 1993 pour soutenir et célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, que le président Barack Obama a décrit comme essentiel à la démocratie.

Selon l'ONU, la Journée mondiale de liberté de la presse est aussi l'occasion d'informer les citoyens des violations de la liberté de la presse - un rappel que dans des dizaines de pays à travers le monde, les publications sont censurées, soumises à des amendes et des suspensions, et même fermées. Dans le même temps, les journalistes et éditeurs sont harcelés, agressés, emprisonnés et même tués.



En prélude à cette journée, M. Obama a reçu à la Maison Blanche, vendredi, trois journalistes exilés. Il a dit tous les trois faisaient face à mauvais traitements dans leurs pays d'origine et poursuivent maintenant leurs efforts journalistiques ici aux États-Unis, où ils ont obtenu l'asile politique.

Dieu Cay du Vietnam est un blogueur qui a beaucoup écrit sur les droits humains et la liberté religieuse dans son pays. Il a passé six ans en prison et a été libéré en octobre dernier.

L’Ethiopienne Lily Mengesha a, pour sa part, beaucoup écrit contre le mariage précoce, ce qui lui a valu d’être arrêtée. Elle travaille maintenant pour le National Endowment for Democracy de Washington. Lily Mengesha a travaillé comme traducteur pour un correspondant de la VOA en Ethiopie, et a été détenue avec lui pour « information illégale » en 2012 à Addis-Abeba.

Fatima Tlisova, originaire de la région russe du Caucase du Nord, travaille pour le service russe de la Voix de l'Amérique. « Elle a rendu compte des opérations militaires dans la région du Caucase du Nord, ainsi que des disparitions et de la corruption. Elle a été attaquée, kidnappé, torturée. Aujourd'hui, elle travaille pour la Voix de l'Amérique et, plus récemment, a passé effectué des reportages sur le procès des attentats de Boston », a déclaré le président Barack Obama.

L'Indice mondial 2015 de la Liberté de la presse, publié par Reporters sans frontières, souligne l'impact négatif des conflits sur la liberté d'information. La Finlande arrive en tête de ce cet indice, devant deux autres pays scandinaves, la Norvège et le Danemark.

Au bas de la liste figurent le Turkménistan, la Corée du Nord et l'Érythrée, qui est à la dernière place - Numéro 180. Vers le bas de l'indice, on retrouve l’Afghanistan, 122e, au 131, Zimbabwe, 131e, Cuba et la Chine respectivement 169e et 176e.

Les États-Unis viennent en 49e position, avec la Grande-Bretagne et le Japon 34e et 61e.

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