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"Journée de colère" étudiante en Tunisie après des "violences policières


Ahlem Ferjani, étudiante à Tunis. (L. Bryant/VOA)

Une "journée de colère", accompagnée d'un appel à une grève générale, a été décrétée ce vendredi par le syndicat estudiantin UGET afin de dénoncer des "violences policières" survenues mardi lors d'une manifestation étudiante à Tunis, a-t-on indiqué vendredi de source syndicale.

A l'occasion de cette "journée de colère", un nouveau rassemblement est prévu à la mi-journée sur l'avenue Habib Bourguiba, où un important dispositif de sécurité était déjà en place en matinée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Interrogé par l'AFP, un dirigeant de l'Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), Nidhal Khadraoui, a dénoncé les "violences policières" ayant émaillé la manifestation de mardi, devant la présidence du gouvernement.

"Quarante-deux étudiants ont été blessés, dont cinq grièvement", a-t-il affirmé.

La contestation de ces étudiants portait sur un décret ministériel modifiant les conditions d'accès au concours d'entrée à l'Institut supérieur de la magistrature (ISM).

Dans une déclaration à la radio privée Mosaïque FM, le ministre de l'Intérieur Hédi Majdoub a démenti toute violence de la part des forces de l'ordre, affirmant que les heurts avaient opposé deux groupes d'étudiants.

"Aucune enquête n'a été ouverte sur ce sujet parce qu'il n'y a eu aucune agression sur les étudiants en droit de la part de l'institution sécuritaire", a-t-il dit.

Avec AFP

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