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Journée commémorative en Côte d’Ivoire, un an après l'attentat de Grand Bassam


Daniel Kablan a déposé une gerbe de fleur sur le lieu du drame, à Grand Bassam, le 13 mars 2017. (VOA/ Georges ibrahim Tounkara)

Le 13 mars 2016, la ville balnéaire de Grand Bassam était la cible d’un commando terroriste. Dix personnes perdent la vie et 33 autres sont blessées. Une cérémonie d’hommage aux victimes est prévue lundi sur les lieux du drame en présence du président Alassane Ouattara.

Samuel est employé dans l’un des hôtels pris pour cible par le commando qui a frappé Grand Bassam le 13 mars 2016. Trois français ont perdu ici la vie et le souvenir de cette triste journée est encore vivace dans son esprit.

La conséquence immédiate de ce drame aura été la chute drastique du taux de fréquentation de l’hôtel.

A l’Etoile du sud où un homme a été tué par les terroristes, le taux d’occupation - qui était de 80% - est tombé parfois à 3% pendant les six mois qui ont suivi cette attaque.

Aujourd’hui, l’hôtel respire un peu mieux. Le taux de fréquentation tourne autour de 30%. Le gérant Jacques Ablé déplore la psychose toujours présente au sein de la population en dépit de l’affluence sur la plage.

L'Étoile du sud, près de la plage de Grand Bassam, en Côte d'Ivoire, le 5 mars 2017. (Georges Ibrahim Tounkara/VOA)
L'Étoile du sud, près de la plage de Grand Bassam, en Côte d'Ivoire, le 5 mars 2017. (Georges Ibrahim Tounkara/VOA)

"Les gens viennent à la plage, elle est bondée, mais les visiteurs repartent le soir, et ne restent pas dans les hôtels", témoigne-t-il.

"Il faut qu’ils viennent", c'est l’appel de Jacques Ablé qui a trouvé un écho favorable chez certains expatriés comme Marc Diego, ce sexagénaire français.

"Ça fait six ans que je viens, je reste quatre, cinq ou six mois", assure-t-il.

Wei est un opérateur économique chinois. Pour lui les mesures de sécurité ont été renforcées, donc il n'y a plus de raison de ne pas venir à Grand Bassam selon lui.

Les semaines qui ont suivi l’attaque, le gouvernement ivoirien avait octroyé une manne financière de 200 millions aux victimes, y compris les hôteliers. Une goutte d’eau selon certains.

Un an après cette attaque terroriste, la reprise reste toujours timide dans le secteur touristique et hôtelier de Grand Bassam. Les commémorations prévues ce lundi seront sans doute une nouvelle occasion pour les professionnels du secteur de solliciter de l’Etat un plus grand soutien.

Une minute de silence sera observée à 12h45 dans tout le pays.

Georges Ibrahim Tounkara, envoyé spécial à Grand Bassam

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