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John Kerry est à Abou Dhabi pour parler d'un plan de paix en Syrie


John Kerry est accueilli à Abou Dhabi par le prince Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, 23 nov. 2015. (AP Photo/Jacquelyn Martin)

John Kerry est accueilli à Abou Dhabi par le prince Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, 23 nov. 2015. (AP Photo/Jacquelyn Martin)

Le chef de la diplomatie américaine rencontre lundi des responsables des Emirats arabes unis afin de former une délégation de l'opposition syrienne en vue de futurs pourparlers avec le régime de Damas.

Dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient, le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé lundi à Abou Dhabi pour discuter avec les responsables des Emirats arabes unis des efforts pour former une délégation de l'opposition syrienne en vue d'éventuels pourparlers de paix avec le régime de Damas.

Il doit s'entretenir avec le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, et le ministre des Affaires étrangères, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane. Il espère aussi rencontrer à Abou Dhabi des responsables saoudiens, selon des membres de sa délégation.

Ces rencontres font partie des efforts destinés à mettre fin à une guerre civile qui dure depuis quatre ans et demi en Syrie et a fait plus de 250.000 morts.

Objectif : un cessez-le-feu avant le 1er janvier

Réunies à Vienne mi-novembre, une vingtaine de puissances dont la Russie, les Etats-Unis, l'Iran et les pays arabes et européens, se sont fixés comme objectif ambitieux de parvenir à des pourparlers de paix et à un cessez-le-feu avant le 1er janvier mais les participants aux négociations restent encore à identifier.

L'Arabie saoudite, qui soutient certains groupes rebelles sunnites, tente de réunir une coalition d'opposants en exil, de factions armées et d'islamistes pour discuter avec le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Cette coalition exclut les groupes jihadistes comme le Front al-Nosra et le groupe Etat islamique (EI), mais pourrait inclure Ahrar al-Sham, un groupe réputé proche d'al-Nosra.

La communauté internationale parie sur la possibilité de réunir une coalition dominée par des opposants "modérés" et qui serait capable d'engager des négociations de paix avec les loyalistes du régime, ce qui ouvrirait la voie à une solution politique en Syrie.

Après Abou Dhabi, M. Kerry doit rencontrer mardi à Jérusalem les dirigeants israéliens puis à Ramallah les dirigeants palestiniens afin de plaider en faveur de l'arrêt des violences qui ont fait plus de 100 morts depuis début octobre.

M. Kerry n'est pas retourné en Israël depuis l'été 2014.

Avec AFP

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