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John Kerry et William Hague en guerre contre la violence sexuelle dans les conflits armés


Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry (g) et son homologue britannique William Hague (d) au Département d'Etat à Washington le 25 février 2014.

Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry (g) et son homologue britannique William Hague (d) au Département d'Etat à Washington le 25 février 2014.

Le Secrétaire d'Etat américain et son homologue britannique ont participé à une discussion mardi à Washington sur la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits armés.

M. Kerry a dit que ce genre de violence est trop longtemps resté impuni, et que les États-Unis veulent changer cela. "Personne, et je dis bien personne, au plus haut niveau militaire ou gouvernemental ayant commandité, engagé ou étant au courant ou ayant dirigé ce genre d'attaques, ne pourra obtenir de visa pour venir aux États-Unis d'Amérique à compter de ce jour", a dit John Kerry.

Le ministre britannique des Affaires étrangères a estimé que la violence sexuelle dans les conflits a été amplement documentée ces dernières années et ne peut plus être ignorée. «C'est une responsabilité morale, mais il s'agit aussi de la prévention des conflits, d'aider les communautés à travailler ensemble après un conflit», a déclaré William Hague.

La Représentante spéciale des Nations Unies sur la violence sexuelle dans les conflits, Zainab Hawa Bangura, a souligné l'importance de la participation des hommes dans la lutte contre ce crime, et a rappelé qu’il existe des résolutions contre la violence sexuelle. "Le défi est réellement de savoir comment nous pouvons assurer au niveau national que les gouvernements s’adaptent et prennent la responsabilité de mettre en œuvre les décisions prise par l’ONU", a-t-elle précisé.

Rappelant l’adoption en juin dernier d’une résolution sur la violence sexuelle en zones de conflit, Mme Bangura a dit que l’obligation de prévenir ce type de violence fait désormais partie de toutes les négociations de paix.

Pour Cathy Russell, Ambassadeur itinérante américaine pour les questions relatives aux femmes, les tribunaux mobiles en République Démocratique du Congo sont plus rapides et efficaces que les tribunaux internationaux et permettent une justice de proximité aux victimes. "Nous avons des juges, des procureurs, des juges congolais qui sortent, se déplacent sur le terrain et se saisissent des cas au sein même des communautés. Deux semaines d’audience suffisent et la justice est rendue immédiatement," a souligné l’officielle américaine.
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