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John Kerry avait organisé une réunion secrète Netanyahu-Sissi-Abdallah II

  • VOA Afrique

Le secrétaire d'État John Kerry donne une conférence à Tokyo, au Japon, le 15 avril 2013.

Le secrétaire d'État John Kerry donne une conférence à Tokyo, au Japon, le 15 avril 2013.

L'ex-secrétaire d'Etat américain John Kerry a réuni il y a un an en secret le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le roi Abdallah II de Jordanie et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour évoquer la paix au Proche-Orient.

Cette réunion s'est tenue en février 2016 dans la ville portuaire jordanienne d'Aqaba, précise le quotidien israélien Haaretz, en citant d'"anciens responsables de l'administration Obama sous couvert d'anonymat".

Selon ces sources, M. Kerry, remplacé depuis l'arrivée au pouvoir en janvier du président Donald Trump, a demandé aux trois dirigeants d'accepter six principes, qu'il a ensuite dévoilé lors d'un discours en décembre. L'Egypte et la Jordanie sont les seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël.

Parmi ces principes figurent le retrait israélien des Territoires palestiniens occupés depuis 1967 --avec la possibilité d'échange de terres accepté par les deux parties--, la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël --que les Palestiniens reconnaîtraient comme un "Etat juif"-- et la déclaration de Jérusalem comme capitale des deux Etats.

A ces deux derniers points, Palestiniens et Israéliens ont déjà opposé des fins de non-recevoir. Les Palestiniens refusent de reconnaître un Etat "juif", tandis qu'Israël refuse de revenir sur son annexion de Jérusalem-Est.

"Netanyahu a refusé la proposition de Kerry et indiqué qu'il lui serait difficile d'obtenir l'accord de sa coalition gouvernementale à son sujet", affirme le Haaretz.

Les autorités jordaniennes ont refusé de commenter ces informations et le porte-parole de M. Netanyahu, sollicité par l'AFP, n'a pas donné suite.

Mercredi, en recevant M. Netanyahu à la Maison Blanche, M. Trump a pris ses distances avec la création d'un Etat palestinien, alarmant les autorités à Ramallah.

Avec AFP

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