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JO 2016 : le TAS confirme l'exclusion des sportifs paralympiques russes


Coucher de soleil sur le parc olympique, à Rio de Janeiro, Brésil, le 31 juillet 2016.

Coucher de soleil sur le parc olympique, à Rio de Janeiro, Brésil, le 31 juillet 2016.

Les sportifs paralympiques russes, suspendus à cause du scandale de dopage d'Etat dans leur pays, seront bien privés des Jeux paralympiques de Rio (7-18 septembre) après le rejet de leur appel par le Tribunal arbitral du sport (TAS), a annoncé ce dernier mardi.

"Le TAS a rejeté l'appel déposé par le Comité paralympique russe contre la décision rendue le 7 août par le Comité international paralympique (IPC)", a annoncé le TAS dans un communiqué.

"Par conséquent, la décision de l'IPC est confirmée", a ajouté le TAS, la plus haute instance de la justice sportive, basé à Lausanne.

L'IPC avait annoncé le 7 août avoir suspendu le Comité paralympique russe à la suite du scandale de dopage d'Etat mis au jour ces derniers mois.

"Notre décision a été basée sur le fait de savoir si la Russie pouvait respecter ses obligations vis-à-vis du Code mondial antidopage. Et la Russie ne remplit pas les critères", avait alors expliqué le président de l'IPC, Philip Craven.

Il avait pointé l'existence d'échantillons suspects concernant 44 sportifs paralympiques russes pour les JO de Sotchi en 2014.

Le ministre russe des Sports Vitali Moutko avait alors dénoncé cette suspension qu'il avait qualifiée d'"inhumaine".

"C'est très lourd à porter, mais nous le devions, pour le bien du mouvement paralympique. (...) Il ne s'agit pas de sportifs qui se jouent d'un système, mais d'un système d'Etat qui triche avec les sportifs", avait fait valoir Philip Craven.

En prenant cette décision radicale, l'IPC s'était montré plus strict que le Comité olympique international (CIO) et avait franchi le pas que ce dernier s'était refusé à franchir pour les jeux Olympiques de Rio, qui se sont achevés dimanche.

Le CIO s'était en effet refusé à exclure des JO les athlètes russes en bloc mais avait laissé le choix à chaque fédération sportive internationale, avec un droit de regard final sur leur décision.

Au total, la Russie a été privée de 113 sportifs pour les JO, dont la quasi-totalité de ses athlètes (67 sur 68). Cela ne l'a pas empêchée de finir quatrième au tableau des médailles (56 dont 19 en or).

Certains sportifs russes avaient contesté leur exclusion devant le TAS et ont eu gain de cause, au premier rang desquels Darya Klishina. Seule Russe autorisée à participer aux JO en athlétisme, elle a finalement pris la 9e place du saut en longueur.

Le TAS a indiqué dimanche avoir enregistré 16 recours engagés à titre individuel ou collectif au nom d'athlètes russes exclus des JO après le scandale de dopage.

Avec AFP

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