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JO-2016 - Brésil : Temer est "fin prêt" à d'éventuelles huées à l'ouverture des JO


Le président par intérim du Brésil, Michel Temer à Brasilia, June 1, 2016.

Le président par intérim du Brésil, Michel Temer à Brasilia, June 1, 2016.

Le président par intérim du Brésil, Michel Temer, s'est dit "fin prêt" à d'éventuels sifflets et huées lorsqu'il déclarera ouverts les JO-2016 de Rio de Janeiro vendredi dans le mythique stade Maracana.

"Je suis fin prêt. Comme le disait (l'écrivain brésilien) Nelson Rodrigues, au Maracana on siffle même la minute de silence. Je suis fin prêt, je n'en ai pas le moindre doute", a-t-il déclaré dans un entretien publié samedi par le quotidien Zero Hora, de Porto Alegre (sud).

"Je dois remplir ce devoir institutionnel. En outre, j'ai appris que les ex-présidents ne venaient pas. Ce qui est amusant, c'est qu'on réservera les huées au seul président", a-t-il ajouté.

Il est prévu qu'il fasse un discours très court pour l'ouverture officielle des premiers JO organisés en Amérique du Sud. Mme Rousseff avait été huée lors de l'ouverture du Mondial-2014, aux côtés du président de la Fifa d'alors, Joseph Blatter.

M. Temer exerce les fonctions de président depuis le 12 mai, jour où la présidente Dilma Rousseff a été suspendue du pouvoir dans le cadre d'une procédure en destitution.

Les sénateurs doivent se prononcer vers la fin août sur la destitution de Mme Rousseff, accusée de manoeuvres budgétaires. Elle a accusé le vice-président Temer d'avoir ourdi en "traître" un "coup d'Etat" parlementaire.

Dans un entretien accordé vendredi à des agences de presse internationales, dont l'AFP, M. Temer avait dit espérer que "le règlement de la destitution intervienne entre le 25 et le 26 août, parce que si c'est seulement le 4, 5 ou 6 septembre, le Brésil ne pourra pas aller au sommet du G20".

Si au moins 54 des 81 sénateurs votent en faveur de la destitution, Mme Rousseff sera définitivement écartée du pouvoir et M. Temer terminera son mandat jusqu'à fin 2018. Dans le cas contraire, elle reprendrait ses fonctions.

Elle a annoncé dans la semaine qu'elle ne viendrait pas à la cérémonie d'ouverture des JO cariocas, tout comme son prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva, qui avait été le grand promoteur de la candidature de Rio.

L'ex-président a été inculpé vendredi de tentative d'entrave à la justice dans le cadre de l'enquête sur le scandale de corruption Petrobras.

Avec AFP

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