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JO 2016 : Bolt et Gatlin au rendez-vous du 100 m


Usain Bolt de la Jamaïque court à côté de James Dasaolu de la Grande-Bretagne lors de 100 mètres-messieurs aux Jeux Olympiques d'été de 2016 au stade olympique à Rio de Janeiro, au Brésil, 13 août 2016.

Usain Bolt de la Jamaïque court à côté de James Dasaolu de la Grande-Bretagne lors de 100 mètres-messieurs aux Jeux Olympiques d'été de 2016 au stade olympique à Rio de Janeiro, au Brésil, 13 août 2016.

Les Jeux ne seraient pas tout à fait olympiques sans la finale du 100 m, cet événement planétaire attendu dimanche soir et sur lequel le Jamaïcain Usain Bolt et l'Américain Justin Gatlin vont se défier dans une lutte fratricide.

Pour être tout à fait à leur aise, les deux sprinters aiment être seuls au centre de toutes les attentions. Le programme des Jeux leur a heureusement permis d'attendre que le prodigieux nageur américain Michael Phelps ait, comme convenu, tiré sa révérence.

Départ réussi, à 31 ans, pour le "Kid de Baltimore" qui a remporté le relais 4X100 m quatre nages, achevant sa fabuleuse carrière par sa 23e médaille d'or et sa 28e médaille olympique depuis 2004.

Phelps détenait déjà depuis Londres le record du nombre de breloques olympiques jamais obtenues par un seul homme (ou femme). Il l'a encore alourdi et ses chiffres donnent le tournis : huit médailles dont six en or en Grèce en 2004, huit médailles d'or en Chine en 2008, six médailles dont quatre en or en Angleterre, et encore six dont cinq en or au Brésil.

Lui parti, l'ensemble des projecteurs du stade olympique peuvent désormais se tourner sur les fusées du 100 m, la course la plus attendue de la planète, ces moins de dix secondes qui sacrent pour quatre ans l'homme le plus rapide du globe.

Le triple-triple, objectif revendiqué

Bolt en est le propriétaire depuis huit ans, après avoir conquis le titre à Pékin et l'avoir conservé à Londres. Et samedi, il s'est proprement baladé en séries en terminant en roue libre.

Il a parfaitement lancé sa campagne vers un triple-triple inédit, trois victoires d'affilée sur 100 m, 200 m, et 4x100 m. Et il a mis la pression sur ses adversaires, au premier rang desquels Justin Gatlin, le "bad boy" ex-dopé, rayé de la carte de la piste avec une suspension de dix ans, finalement réduite à cinq.

Aucun responsable de haut niveau ne dira tout haut ce que le monde de l'athlétisme pense tout bas : Bolt contre Gatlin, c'est le Yin et le Yang, le Bien contre le Mal.

Une victoire de l'Américain sur le Jamaïcain, jamais contrôlé positif à ce jour, fragiliserait encore une discipline très abîmée par les scandales de dopage.

Samedi, le sujet s'est de nouveau invité à la table des Jeux. Au terme d'un surprenant revirement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), la Russe Darya Klishina a été exclue de la compétition.

"Je suis une athlète propre et je l'ai prouvé à de nombreuses reprises sans qu'il y ait de doute possible", a-t-elle affirmé sur son compte Facebook.

Elle avait échappé jusqu'à présent à l'exclusion des athlètes russes, prononcée en juin par l'IAAF à la suite de révélations dès novembre 2015 d'un système de dopage organisé par l'Etat. Un passe-droit lié à son installation en Floride depuis 2013.

Dans une funeste collision des calendriers, le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi du dossier, a annoncé son verdict avant dimanche soir. Moins de 48 heures avant son entrée en lice supposée mardi, et juste avant, ou juste après, le sacre de l'homme le plus rapide du monde.

Thompson et Farah en hors-d'oeuvre

Difficile pour qui que ce soit d'autre d'exister en même temps que les stars du 100 m. Ils seront pourtant quelques uns à jouer très gros.

Les trois as du 400 m masculin, l'Américain LaShawn Merritt, le Grenadin Kirani James et le Sud-Africain Wayne Van Niekerk, se sont donné rendez-vous en finale et menacent même le record du monde de Michael Johnson, établi en 1999 aux Mondiaux de Séville.

Mais les athlètes convoqués samedi soir ont déjà offert un joli hors d'oeuvre avant ce festin de roi.

La Jamaïcaine Elaine Thompson, 24 ans, est devenue la nouvelle perle du sprint féminin en décrochant l'or sur le 100 m en 10 sec 71. La meilleure performeuse de la saison a devancé l'Américaine Tori Bowie et sa compatriote Shelly-Ann Fraser-Pryce, double tenante du titre et qui s'avançait en favorite.

Le Britannique d'origine somalienne Mo Farah, tenant du titre, a remporté le premier de ses deux défis (10.000/5000 m), s'appuyant comme toujours sur sa vitesse terminale pour déposer ses adversaires.

Et l'Américain Jeff Henderson, 27 ans, a remporté le plus beau titre de sa carrière en s'imposant sur la longueur. Un bond à 8,38 m, au terme d'un concours digne d'un thriller hollywoodien qui l'a vu devancer d'un petit centimètre son premier poursuivant, le Sud-Africain Luvo Manyonga.

Avec AFP

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