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Les Ivoiriens ont voté dimanche sur fond de tensions


Dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, des électeurs en colère du retard dans l'ouverture du bureau de vote au Groupe scolaire Sainte-Jeanne.

Dans le quartier d'Abobo, à Abidjan, des électeurs en colère du retard dans l'ouverture du bureau de vote au Groupe scolaire Sainte-Jeanne.

Le dépouillement des bulletins de vote a commencé.

Le second tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire a été marqué par des tensions ; les électeurs ont voté pour départager le président sortant Laurent Gbagbo et l’ancien premier ministre Alassane Ouattara, crédités respectivement de 38% et 32% des suffrages au premier tour.

Après une semaine de violences ayant abouti à la mort de plus de six personnes à Abidjan samedi, le président Laurent Gbagbo a décrété un couvre-feu en vigueur jusqu’à mercredi. Des affrontements ont éclaté notamment entre la police et des partisans pro-Ouattara qui manifestaient contre le couvre-feu.

Le dépouillement des bulletins de vote a déjà commencé. La Commission électorale indépendante a jusqu’à mercredi pour proclamer les résultats provisoires. Ceux-ci seront ensuite confirmés par le Conseil constitutionnel.

Selon un porte-parole du président sortant Laurent Gbagbo, le vote de dimanche a été « globalement non transparent » dans le nord du pays, sous contrôle de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis 2002.

De son côté, le porte-parole du candidat du RDR, Alassane Ouattara, a affirmé qu’un grand nombre d’électeurs n’étaient pas parvenus jusqu’aux bureaux de vote, systématiquement bloqués, selon lui, par des partisans de M. Gbagbo.

Cristian Preda, chef de la mission d’observation de l’Union européenne, a confirmé la présence dans plusieurs endroits de barricades et de barrages qui ont empêché les électeurs de voter.

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