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Le gouvernement italien débloque 40 millions d'euros après le séisme


Des résidents d’Ussita dans le centre de l'Italie, se préparent à passer la nuit dans des tentes sous une pluie battante, le 27 octobre 2016, à la suite d'un tremblement de terre de 5,9 qui a détruit une partie de leur quartier. Une paire de fortes répliques a secoué la fin de l'Italie centrale.

Des résidents d’Ussita dans le centre de l'Italie, se préparent à passer la nuit dans des tentes sous une pluie battante, le 27 octobre 2016, à la suite d'un tremblement de terre de 5,9 qui a détruit une partie de leur quartier. Une paire de fortes répliques a secoué la fin de l'Italie centrale.

Le gouvernement italien a débloqué cette aide pour la zone touchée par les secousses dans le centre du pays et d'y élargir l'état d'urgence proclamé en août dans la région frappée par le précédent séisme.

Le gouvernement a en outre promis, comme après le séisme d'août, que tous les bâtiments endommagés ou détruits seraient reconstruits, tout en invitant les sinistrés à accepter dans l'immédiat des hébergements provisoires à distance.

L'état d'urgence, annoncé après une réunion du conseil des ministres en fin de matinée, permet d'accélérer la prise de décisions sur l'assistance aux populations en sautant des étapes bureaucratiques.

"Nous reconstruirons tout, à 100%, c'est l'engagement du gouvernement", a martelé Vasco Errani, commissaire à la reconstruction nommé après le séisme d'Amatrice en août et chargé également des dégâts de celui de mercredi.

Mais dans un premier temps, "il faut résoudre la situation des personnes ici. Notre objectif aujourd'hui est de porter pleinement assistance aux personnes", a-t-il insisté.

Le chef de la protection civile, Fabrizio Curcio, a expliqué qu'il n'était pas possible de faire dormir les gens sous les tentes dans cette région de moyenne montagne où les nuits peuvent être très froides.

Faute de structures adéquates au sein de ces villages relativement isolés, il faut envisager l'hébergement dans des hôtels sur la côte adriatique, à environ 80 km de Visso, le village proche de l'épicentre des deux secousses de mercredi soir.

"Je ne pense pas qu'il y ait d'alternative. Et il ne faut pas que les gens restent dans les voitures", a-t-il insisté.

Les autorités réfléchissent à des systèmes de navettes pour permettre aux sinistrés de revenir régulièrement chez eux et surtout de surveillance pour rassurer ceux qui redoutent que les traditionnels "chacals" viennent piller les maisons vides.

Avec AFP

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