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L'Italie de nouveau frappée par un puissant séisme


Des habitants sont évacués après un séisme à Rieti, Italie, le 30 octobre 2016.

Des habitants sont évacués après un séisme à Rieti, Italie, le 30 octobre 2016.

Un puissant séisme, de magnitude 6,5, a de nouveau frappé dimanche le centre de l'Italie provoquant de nouvelles destructions dont la célèbre basilique San Benedetto de Norcia, mais pas de morts selon la protection civile.

"Nous confirmons ne pas avoir d'information sur des victimes (morts, ndlr). Nous avons une vingtaine de blessés" relativement légers, a déclaré en milieu de journée devant la presse à Rieti, une ville du centre du pays proche de l'épicentre, Fabrizio Curcio, chef de la protection civile.

A Norcia, bourg pittoresque situé près de l'épicentre dans la région de l'Ombrie, épargné par les précédents séismes, des images de la télévision italienne montraient dimanche matin les habitants rassemblés sur l'une des places du village, enveloppés dans des couverture.

Ces images témoignaient également de l'effondrement de plusieurs bâtiments, dont la basilique San Benedetto, construite à partir du XIVe siècle et à moitié détruite. Selon la légende, elle aurait été édifiée sur le lieu de naissance de Saint Benoît, fondateur de l'ordre des Bénédictins, né à Norcia en 480.

La région avait déjà été touchée par plusieurs tremblements de terre depuis la fin du mois d'août. Celui d'août avait fait environ 300 morts, tandis que les deux séismes du 26 octobre n'avaient provoqué que des dégâts matériels.

"Peu de blessés, légers. Pas de morts et c'est une bonne nouvelle", a déclaré à la radio Sergio Pirozzi, maire de Amatrice, la localité qui a payé le plus lourd tribut lors du tremblement de terre d'août dernier avec plus de 250 morts.

Plusieurs personnes ont été extraites vivantes des décombres, six à Norcia, trois à Tolentino, selon divers médias.

"C'est un véritable drame, nous vivons la journée la plus sombre peut-être. les dégâts sont incalculables", a déclaré sur RaiNews 24 Giuseppe Pezzanesi, maire de Tolentino.

"Il y a des milliers de personnes dans les rues, terrorisées, qui pleurent", a-t-il ajouté.

Un certain abattement gagnait aussi ces responsables communaux, dont les territoires vivent depuis des semaines dans l'angoisse. Trois fortes secousses en un peu plus de deux mois ont frappé cette région montagneuse du centre de l'Italie.

"Je commence à ressentir un peu de désespoir, il y a trop de secousses, je n'y arrive plus", a ainsi commenté sur SkyTG24 Pierluigi Altavilla, maire-adjoint de Norcia, commune pourtant jusqu'à présent épargnée. Michele Franqui, maire-adjoint d'Arquata del Tranto, une ces communes plus durement touchée en août dernier, a dit lui aussi ressentir "un peu de découragement".

La puissance de la secousse a entraîné des éboulements et de nombreuses routes dans cette région du centre de l'Italie ont été coupées.

Plus puissant séisme depuis 1980

Selon les médias, la secousse de dimanche matin est la plus forte dans la péninsule depuis 1980.

Le séisme de L'Aquila, qui avait fait plus de 300 morts en 2009, avait une magnitude de 6,3.

Pour trouver un séisme plus puissant, il faut remonter à novembre 1980 quand un tremblement de terre d'une magnitude de 6,9 avait fait près de 3.000 morts.

Selon l'Institut national de géophysique et vulcanologie (INGV), la première secousse a été suivie de "dizaines" de répliques, dont 10 d'une magnitude égale ou supérieure à 4.

Ce séisme a été ressenti dans une grande partie de la péninsule, y compris à Florence et à Naples où les pompiers et la protection civile ont reçu de nombreux appels de la population.

A Rome, les autorités ont fermé le métro de la ville pour effectuer des vérifications et des centaines de personnes sont sorties dans les rues par mesure de précaution.

Des experts ont procédé également à des vérifications sur les principales basiliques romaines, dont Saint-Pierre au Vatican, même si la place est restée ouverte aux fidèles pour le traditionnel Angélus du dimanche.

Le pape François a par ailleurs fait part de sa "proximité" aux populations touchées, assurant prier pour elles et les victimes.

Le Quirinal, palais du président de la République, a suspendu les visites du public pour procéder également à des contrôles.

La protection civile a invité la population à ne pas prendre les routes menant vers la zone touchée "pour faciliter le déplacement des moyens des forces de l'ordre et des secours".

Avec AFP

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