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Issa Hayatou appelle à choisir "l'unité"

  • VOA Afrique

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba et son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema regardent Issa Hayatou lors de la Coupe d’Afrique des nations à Libreville, Gabon, 12 février 2012.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba et son homologue équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema regardent Issa Hayatou lors de la Coupe d’Afrique des nations à Libreville, Gabon, 12 février 2012.

Le Camerounais Issa Hayatou a appelé les Fédérations africaines de football à choisir "l'unité", vantant son "expérience" et sa "sagesse" alors qu'il brigue jeudi un 8e mandat à la tête de la Confédération africaine (CAF), qu'il dirige depuis 1988.

Dernier dignitaire du foot mondial épargné par les affaires qui ont emporté Sepp Blatter et Michel Platini, M. Hayatou, 70 ans, est favori à sa propre succession lors de ce vote organisé jeudi dans la capitale éthiopienne Addis Abeba. Son seul adversaire est le méconnu président de la Fédération malgache, Ahmad Ahmad, 57 ans.

"La force de la CAF réside dans son unité et sa cohésion, et elle doit demeurer (ainsi)", a déclaré M. Hayatou dans un discours devant les 54 associations nationales membres de la CAF.

"En tant que Président de la CAF, qui possède aujourd'hui une expérience et une sagesse inégalées, je vous exhorte, quelle que soit votre décision, à faire le choix de l'unité, le choix de la solidarité, le choix de la raison, le choix qui permettra à l'Afrique de rester solide et de peser de tout son poids au niveau du football mondial ", a-t-il ajouté.

Le vote est en cours : "le vote secret pour chaque association a commencé avant de déposer les votes dans la boîte en verre", a tweeté la CAF.

Après la décision de la Fédération internationale (Fifa) en janvier d'étendre la Coupe du Monde de 32 à 48 Nations, M. Hayatou a réaffirmé jeudi sa volonté d'obtenir 10 places qualificatives pour les équipes africaines, "une attente en adéquation avec le niveau de développement de notre football, et ce que notre continent représente au sein de la Fifa".

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, était d'ailleurs présent à Addis Abeba pour assister au vote. Des rumeurs font état de son soutien - non déclaré publiquement - à M. Ahmad. Le patron du foot mondial y verrait un moyen de prendre sa revanche contre Hayatou, qui avait soutenu Sheikh Salman bin Ebrahim Al Khalifa lors de l'élection à la présidence de la Fifa en février 2016.

Personnage controversé, soupçonné notamment d'avoir accepté de l'argent en échange d'un soutien au Qatar pour l'obtention du Mondial-2022, M. Hayatou a toujours rejeté ces accusations. Il n'a jamais été suspendu par la Fifa, dont il a assuré la présidence par intérim quand Sepp Blatter a été emporté par les affaires et scandales.

La réputation de son adversaire n'est pas non plus sans tache. Le nom de M. Ahmad a ainsi été cité par le Sunday Times dans l'affaire de corruption qui a entouré l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Selon le journal britannique, il aurait perçu 30.000 à 100.000 dollars en échange de son vote pour le Qatar, ce que l'intéressé dément formellement.

Avec AFP

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