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Nouvelle incursion de l’aviation israélienne en Syrie


C’était la deuxième en 48 heures.

Cette série de frappes aériennes dimanche à l’aube visait le centre de recherches militaires de Jamraya, au nord de Damas ; les avions de Tsahal l’avaient déjà frappé une première fois le 30 janvier dernier. Il s’agissait de la deuxième incursion israélienne en 48 heures, ce qui fait craindre que la guerre civile en Syrie ne s’étende hors de ses frontières.

Des riverains ont dit que les explosions avaient duré plusieurs heures. Selon un témoin, "il faisait jour en pleine nuit". La télévision publique syrienne a parlé de "nombreuses victimes civiles et d'importants dégâts". Le ministère syrien des Affaires étrangères a adressé une lettre aux Nations Unies évoquant une "agression israélienne manifeste". Faiçal al Mekdad, vice-ministre des Affaires étrangères, a pour sa part, parlé de "déclaration de guerre", car Israël a bombardé vendredi un entrepôt près de l'aéroport de Damas censé contenir des missiles sol-sol fabriqués en Iran, selon le New York Times.

Des fuites émanant des services de renseignements laissent entendre que ces frappes visaient à empêcher la livraison de missiles de longue portée au mouvement chiite Hezbollah, basé au Sud-Liban. Le gouvernement israélien a refusé de confirmer ces informations, mais le ministre Uzi Landau n’en a pas moins déclaré qu’Israël ne permettrait jamais le transfert d’armes syriennes sophistiquées à des groupes terroristes.

L'Iran, un des rares alliés du président Bachar al Assad, a condamné l'opération israélienne. L'Egypte a estimé que cette attaque était une violation du droit international et une menace pour la stabilité de la région. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d'agir immédiatement pour faire cesser "les attaques d'Israël sur la Syrie".
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