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Isco guide le Real avant le clasico


Isco du Real Madrid, à droite, dans un duel avec Amadou Diawara de Naples lors d’un match des 16 finales de la Ligue des champions entre Naples et le Real Madrid au stade San Paolo à Naples, en Italie, 7 mars 2017.

Auteur d'un doublé décisif, Isco a étourdi Gijon (3-2) et offert samedi au Real Madrid une victoire au forceps pour conforter sa première place du Championnat d'Espagne après la 32e journée et avant le clasico face au FC Barcelone dans une semaine.

Intenable et insaisissable, le petit meneur espagnol a multiplié les dribbles et les gestes de classe au stade El Molinon: une frappe enroulée du gauche en pleine lucarne (17e) puis un tir rasant au ras du poteau pour arracher la victoire (90e).

"Isco a fait un grand match, c'est mérité. Il a offert la victoire à l'équipe avec son deuxième but", s'est réjoui son entraîneur Zinédine Zidane. "C'est un footballeur qui me plaît beaucoup et il est à sa place au Real."

Ce déplacement sur la pelouse du 18e de Liga aurait dû être une formalité pour l'équipe de Zidane, privée de Cristiano Ronaldo laissé au repos après la victoire mercredi face au Bayern Munich en Ligue des champions (2-1).

Mais le Sporting Gijon a créé la surprise en menant deux fois au score. Et le onze bis du Real a tremblé avant d'être sauvé par Isco, alors qu'Alvaro Morata (59e) avait entretemps inscrit le deuxième but madrilène.

Avec ce succès, le Real Madrid (75 pts) s'assure de garder sa première place à une semaine du clasico face au Barça (69 pts), qui reçoit la Real Sociedad en soirée. L'équipe de Zidane compte par ailleurs toujours un match en retard à jouer contre le Celta Vigo.

- L'estocade au Bernabeu ? -

De son côté, l'Atletico Madrid a consolidé sa troisième place (65 pts) en dominant 3-0 la lanterne rouge Osasuna sur un doublé du Belge Yannick Carrasco (30e, 47e) et un but du Brésilien Filipe Luis (61e). A noter que le gardien italien d'Osasuna Salvatore Sirigu a arrêté deux penalties (89e, 90e+1) et que l'attaquant français Antoine Griezmann, ménagé, n'est pas entré en jeu côté Atletico.

A six journées de la fin de la compétition, les choses commencent à se décanter en tête de la Liga: le Real tient fermement le cap vers son premier titre de champion d'Espagne depuis 2012. Et le leader merengue aura une occasion en or de porter l'estocade au Barça dimanche 23 avril au stade Santiago-Bernabeu.

Avant une semaine éprouvante qui commencera par la réception du Bayern mardi en quart de finale retour de C1, Zidane avait opté pour la prise de risque samedi.

Le technicien français avait laissé à Madrid les trois membres du trio offensif "BBC" (Bale-Benzema-Cristiano Ronaldo) et bouleversé son onze de départ avec neuf changements par rapport au précédent match.

- Isco récompensé -

Le résultat lui a donné raison avec, au passage, une 54e rencontre officielle d'affilée avec au moins un but inscrit pour son équipe, série en cours.

Pourtant le Real, malgré son statut de leader, a peiné contre le mal-classé Gijon.

D'entrée, le Croate Cop a ouvert le score d'une reprise de volée à la réception d'une louche de Mikel Vesga (14e). Lequel a d'ailleurs inscrit le but du 2-1 à la reprise d'une jolie tête lobée (50e).

Fébrile, le Real n'a pas démontré son habituelle autorité dans le jeu et son efficacité dans la finition, à l'image d'un Morata décevant (27e, 29e, 48e) malgré son but.

Dans une fin de match crispante, les Madrilènes ont pu croire à une contre-performance handicapante dans la course au titre. Jusqu'à l'éclair de génie d'Isco dans les ultimes instants.

Une belle récompense pour l'international espagnol (24 ans), qui mériterait davantage de temps de jeu au Real et qui a déjà fait monter la température avant le clasico en démentant récemment les rumeurs d'un possible transfert au Barça.

Avec AFP

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