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L'Iran rejette les "ingérences" de Washington sur la libération des Namazi


 L'homme d'affaires irano-américain Siamak Namazi est condamné à 10 ans de prison en Iran pour "espionnage".

L'homme d'affaires irano-américain Siamak Namazi est condamné à 10 ans de prison en Iran pour "espionnage".

L'Iran a rejeté mercredi "les ingérences" des Etats-Unis dans ses affaires intérieures après la demande de Washington pour une "libération immédiate" de l'homme d'affaires irano-américain Siamak Namazi et de son père Mohammad Bagher Namazi, condamnés à dix ans de prison pour "espionnage".

"Le gouvernement et le peuple iranien n'accordent aucune importance aux déclarations et aux ingérences des responsables américains et leurs efforts pour diviser les rangs du peuple iranien", a déclaré Bahram Ghassemi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par les médias.

"Les menaces américaines ne font qu'ajouter au mur de méfiance des Iraniens à l'égard des Etats-Unis", a-t-il ajouté.

Le département d'Etat américain a exigé mardi la "libération immédiate" de Siamak et Bagher Namazi, qui ont tous deux la double nationalité irano-américaine, non reconnue en Iran.

Les Etats-Unis ont également fait part de leur "inquiétude à propos d'informations sur la santé déclinante" de Mohammad Bagher Namazi, âgé de 80 ans.

Mardi, le procureur général de Téhéran, Abbas Jafari Dolat-Abadi, a annoncé la condamnation a dix ans de prison de "Bagher et Siamak Namazi,(...) pour espionnage et collaboration avec le gouvernement américain".

Outre Siamak et Bagher Namazi, les trois autres iraniens, Farhad Abd-Saleh, Kamran Ghaderi et Alireza Omidvar, ont également la double nationalité irano-américaine.

Le gouvernement américain, qui n'a plus de relations diplomatiques avec l'Iran depuis 1980, avait demandé à plusieurs reprises la libération des deux hommes.

En dépit de l'absence de relations, les Etats-Unis et l'Iran ont amorcé un dégel à la faveur de l'accord historique international sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015, mis en oeuvre depuis le 16 janvier dernier.

Mais le climat entre Téhéran et Washington s'est récemment dégradé et ces condamnations risquent de renforcer davantage la méfiance mutuelle.

Avec AFP

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