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L'Iran promet de réagir si la nouvelle loi américaine sur les visas est appliquée


Le président iranien Hassan Rohani, le 29 septembre 2015 à Téhéran. (AP Photo/Ebrahim Noroozi, File)

Le président iranien Hassan Rohani, le 29 septembre 2015 à Téhéran. (AP Photo/Ebrahim Noroozi, File)

Téhéran prendra des mesures de réciprocité si les Etats-Unis appliquent la nouvelle loi sur les visas pénalisant les étrangers ayant voyagé en Iran, a déclaré dimanche le président du Parlement iranien.

Si les Etats-Unis n'amendent pas la nouvelle loi sur les visas, "l'Iran prendra des mesures de réciprocité", a déclaré dimanche 10 janvier le président du Parlement iranien, Ali Larijani, devant les députés.

Cette loi adoptée en décembre par le Congrès américain et promulguée par le président Barack Obama prévoit que les touristes de 38 pays, dont 30 en Europe, ne pourront désormais plus entrer sans visa aux Etats-Unis s'ils sont allés en Iran, en Irak, en Syrie ou au Soudan.

Le président du Parlement iranien n'a pas précisé la teneur de ces mesures alors que l'Iran, qui accueille de plus en plus de touristes, a récemment simplifié sa politique de visa même si les ressortissants de 11 pays, dont les Etats-Unis, le Canada et la Grande-Bretagne, ne peuvent l'obtenir à l'arrivée dans le pays.

"Harcèlement"

M. Larijani a estimé que la nouvelle loi américaine relevait du "harcèlement" contre Téhéran. Son "objectif est de faire du tort au dossier nucléaire que l'Iran et le groupe 5+1 ont résolu", a-t-il ajouté en faisant référence au groupe des grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Allemagne) qui ont conclu l'accord le 14 juillet avec Téhéran.

Ce dernier va permettre la levée prochaine des sanctions internationales en Iran en échange de l'engagement de Téhéran de limiter son programme nucléaire civil et de renoncer à l'arme atomique.

Ces dernières semaines, Téhéran a déjà dénoncé, comme "injuste" et "discriminatoire" la nouvelle loi américaine et appelé les pays européens concernés à la dénoncer. Lors d'une visite en décembre à Téhéran, le président du Sénat français Gérard Larcher avait estimé que cette loi américaine envoyait "un mauvais signal".

Avec AFP

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