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Interrogé sur l'antisémitisme, Trump jure qu'on va voir "beaucoup d'amour"


Le président élu des Etats-Unis Donald Trump lève son pouce lors du déjeuner de leadership à Trump International à Washington, 19 janvier 2017.
Le président élu des Etats-Unis Donald Trump lève son pouce lors du déjeuner de leadership à Trump International à Washington, 19 janvier 2017.

Donald Trump, interrogé lors d'une conférence de presse commune avec Benjamin Netanyahu sur la recrudescence des actes antisémites aux Etats-Unis ces derniers mois, a promis dans une réponse elliptique qu'on verrait "beaucoup d'amour" aux Etats-Unis ces prochaines années.

"Nous allons arrêter la criminalité dans ce pays. Nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre fin à un racisme qui couve depuis longtemps", a dit M. Trump, évoquant aussi un pays "très divisé".

"J'espère être en mesure de faire quelque chose à propos de cela", a-t-il ajouté dans une déclaration assez décousue. "Quant aux personnes juives... tellement d'amis, une fille qui est ici (Ivanka Trump), un gendre (Jared Kushner), et trois beaux petits-enfants. Je pense que vous allez voir des Etats-Unis très différents durant les trois, quatre, ou huit prochaines années".

Jared Kushner, proche conseiller du président américain, est de religion juive et Ivanka Trump s'est convertie au judaïsme avant de l'épouser en 2009.

"Je pense que beaucoup de bonnes choses se produisent. Vous allez voir beaucoup d'amour. Vous allez voir beaucoup d'amour", a-t-il encore promis aux côtés du Premier ministre israélien lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche.

Dans les 10 jours qui ont suivi la victoire de M. Trump le 8 novembre, une organisation américaine des droits de l'Homme, le Southern Poverty Law Center, a dénombré 867 incidents racistes aux Etats-Unis, dont 100 à caractère antisémite.

Des journalistes juifs ont aussi été la cible d'attaques antisémites sur les réseaux sociaux.

A l'occasion de la journée mondiale à la mémoire des victimes de l'Holocauste, Donald Trump avait également été montré du doigt pour un communiqué dans lequel il prônait "la tolérance partout dans le monde", mais sans évoquer une seule fois spécifiquement les Juifs, premières victimes de l'Holocauste.


Avec AFP

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